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Giorgia Meloni, la femme malade de l’Europe

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Après avoir joué durant vingt mois à la parfaite Européenne pour rassurer à la fois Bruxelles et ses alliés de l’Alliance atlantique, la présidente du Conseil italien, exclue des récentes négociations sur les postes clés de l’UE, a retrouvé ses convictions eurosceptiques.

Ursula von der Leyen est accueillie par Giorgia Meloni au sommet du G7 à Borgo Egnazia, en Italie, le 13 juin 2024. (Ludovic Marin /AFP)
ParJean Quatremer
Correspondant européen
Publié le 22/07/2024 à 13h12

Giorgia Meloni sort gravement affaiblie de la séquence qui a débuté au lendemain des européennes du 9 juin, et s’est achevée avec la réélection d’Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission, le 18 juillet. Croyant que les coups de gueule et la mauvaise humeur d’une dirigeante d’un grand pays suffiraient à peser dans le complexe jeu européen, elle a enchaîné les faux pas qui l’ont fait passer de faiseuse de roi, ou plutôt de reine, à simple irritante européenne à la Viktor Orbán, son homologue hongrois, ce qu’elle risque de payer au prix fort.

La séquence débute lors du dîner des 27 chefs d’Etat et de gouvernement du 17 juin, lorsque Giorgia Meloni découvre que le fait que son parti, Fratelli d’Italia (FdI), appartienne au groupe politique de l’ECR (conservateurs nationalistes et eurosceptiques), la marginalise. Les négociations pour les «top jobs» – présidence de la Commission et du Conseil européen, ministère des Affai

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