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Grève de la faim, arrestations : comment Palestine Action embarrasse le gouvernement britannique

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Des activistes du groupe de soutien à Gaza, emprisonnés depuis plus de deux mois, ont cessé de s’alimenter. Ils réclament un procès, la fermeture des filiales britanniques d’une entreprise d’armement israélienne, et que Palestine Action soit retiré de la liste des organisations terroristes.

Manifestation en soutien à Palestine Action, Trafalgar Square, Londres, le 4 octobre 2025. (Justin Tallis/AFP)
ParJuliette Démas
correspondante à Londres
Publié le 08/01/2026 à 16h13

Les décisions controversées du gouvernement travailliste de Keir Starmer ne manquent pas, mais une de celles qui auront marqué 2025, et continue de provoquer l’indignation d’une frange de la population, est l’inscription du groupe pro-Gaza Palestine Action sur la liste des organisations terroristes, aux côtés de l’Etat islamique, d’Al-Qaïda ou du Hamas.

Fondé en 2020, le réseau britannique Palestine Action utilise des méthodes de désobéissance civile pour cibler les fabricants d’armes liés au gouvernement israélien. Leurs activistes sont régulièrement arrêtés après des actions chocs, comme le vol de statues, ou l’intrusion dans des locaux d’entreprises d’armement. C’est justement après leur entrée sur la base aérienne britannique RAF Brize Norton, lors de laquelle ils auraient endommagé deux avions, que le gouvernement a décidé de les proscrire. La ministre de l’Intérieur, Yvette Cooper, affirmait alors qu’il ne s’agissait «pas d’une organisation non violente», sans donner plus de détails.

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