Volodymyr Zelensky n’a peur de rien ni personne, et il le fait savoir. Depuis le début de l’invasion de son pays par la Russie, le président ukrainien multiplie les apparitions en tee-shirt et treillis kaki. Dans ses vidéos publiées sur les réseaux sociaux, il répète être resté à Kyiv (Kiev), se montrant dans son bureau présidentiel ou devant des monuments de la ville. Et lorsque le gouvernement américain lui propose de l’exfiltrer vers Washington, il rétorque «avoir besoin de munitions, pas d’un taxi». Une attitude aussi intrépide qu’héroïque qui lui vaut les honneurs et l’admiration du monde entier dans la bataille acharnée de l’information.
On ne peut pas en dire autant de Vladimir Poutine. Depuis son apparition à la télévision le 24 février à l’aube pour annoncer le lancement de son «opération militaire spéciale» en Ukraine, le président russe se fait discret. Le 3 mars, il a resurgi pour tenir un discours faisant le point sur l’avancée de son attaque. Le cadrage figé et resserré lors de cette allocution ne laissai




