En 2011, le soldat franco-israélien Gilad Shalit, pris en otage par le Hamas, était libéré après cinq ans de captivité à Gaza, aux termes de tortueuses négociations - la fin d’un éprouvant psychodrame national. En contrepartie, Israël acceptait de libérer un millier de prisonniers palestiniens, dont Yahya Sinwar, qui deviendra, une décennie plus tard, l’homme fort de Gaza derrière l’attaque massive du 7 octobre. «Le visage du mal, comme Ben Laden, comme Al-Baghdadi», dixit le lieutenant-colonel Richard Hecht, porte-parole de Tsahal. L’architecte de cet échange était Gershon Baskin. Né à New York, l’activiste de 67 ans est passé des mouvements opposés à la guerre du Vietnam aux groupes pacifistes israéliens, tentant de construire des ponts avec la société civile palestinienne, tout en servant d’intermédiaire aux belligérants des deux bords aux pires heures du conflit. Jusqu’à l’an dernier, l’infatigable négociateur était encore en contact avec des figures du Hamas, espérant conclure une «trêve». On le retrouve ce mercredi 18 octobre chez l
Interview
Guerre Israël-Hamas : «Côté israélien, le premier objectif est la destruction totale du Hamas, qu’importe le prix»
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Personnage clé dans la libération de l’otage Gilad Shalit en 2011, le négociateur israélien Gershon Baskin revient sur ses relations avec le Hamas, la possibilité de libérer les 200 otages et les responsabilités d’Israël dans cette guerre.
Des Palestiniens évacuent une victime après une frappe aérienne israélienne sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 17 octobre. (Mohammed abed /AFP)
Publié le 18/10/2023 à 15h26
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