Les conséquences de l’invasion russe se voient aussi dans les airs. Depuis fin février, de nombreux vols et même des lignes ont été supprimés, qu’elles soient à destination, évidemment, des zones de conflit, mais également du Bélarus et de la Russie. L’impact va bien au-delà. Les couloirs aériens de la planète sont eux aussi transformés, à tel point que certains parcours s’allongent de plusieurs heures, ce qui a un impact sur le nombre d’heures travaillées par le personnel à bord et le coût du trajet. Des changements qui incitent les compagnies mondiales à redécouvrir des couloirs aériens qu’elles n’utilisaient que pendant la guerre froide afin de contourner l’URSS, avant que le dégel permette d’utiliser des raccourcis au-dessus du ciel russe.
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Quelques exemples éloquents. Un vol Istanbul-Moscou prenait habituellement moins de trois heures. Or, selon un relevé effectué sur Flightradar24, le vol TK417 de Turkish Airlines qui a décollé ce mercredi à 10 h 38 a atterri sur les pistes de Vnoukovo, dans la capitale russe, à 14 h 27. Soit un retard de plus d’une heure trente. A l’aéroport de Domodedovo, au sud-est de Moscou, a ensuite atterri un Boeing 787-8 d’El Al en provenance de Tel Aviv. Il avait décollé cinq heures et trente minutes auparavant, au lieu de trois heures trente habituellement.
Ces deux vols ont dû contourner l’Ukraine, le premier en passant au-dessus de la Pologne, et le second avec u




