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Libération
Reportage

«Je m’accroche au moindre espoir, mais je dois m’attendre au pire» : après l’incendie à Crans-Montana, l’insoutenable attente des familles

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Au lendemain du dramatique incendie du bar situé dans cette station de ski suisse, des dizaines de familles recherchent sans relâche leurs proches, toujours disparus. Ils écument les hôpitaux et multiplient les appels à témoins.

A Crans-Montana en Suisse le 2 janvier, le lendemain de l'incendie du bar le Constellation. (Antonio Calanni/AP)
ParCoppélia Piccolo
envoyée spéciale à Crans-Montana (Suisse)
Publié le 02/01/2026 à 14h35, mis à jour le 02/01/2026 à 18h50

Ils arrivent par petits groupes, se serrant dans les bras, se tenant les mains. Les lunettes de soleil ne dissimulent pas entièrement les cernes creusés par le manque de sommeil depuis cette terrible nuit de la Saint-Sylvestre. Les larmes, elles, ruissellent. Au pied des pistes enneigées de Crans-Montana ce vendredi, plus de vingt-quatre heures après l’incendie qui a coûté la vie à au moins 40 personnes et blessé 119 autres, selon les dernières informations données par les autorités valaisannes ce vendredi 2 janvier, les familles des proches toujours portés disparus convergent vers le centre des congrès de la ville. Un lieu, à quelques centaines de mètres à peine du Constellation, qui regroupe aide psychologique et informations sur le processus

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