La pluie qui tombe sur Londres, ce matin du mercredi 21 février, n’a en rien découragé les supporters de Julian Assange, massés, comme la veille, devant les grilles de la Cour royale de justice comme de l’autre côté de la rue. Les pancartes sont brandies, les slogans se succèdent : «Libérez, libérez Julian Assange !», «Une seule décision, pas d’extradition !», «Etats-Unis, Royaume-Uni, ne touchez pas à Assange !» A l’intérieur, c’est un tout autre son de cloche qui se fait entendre. Pour cette deuxième et dernière journée d’audience – à laquelle le fondateur de WikiLeaks, toujours souffrant, n’assistera pas plus qu’à la précédente – la parole est aux avocats qui représentent l’administration américaine, au travers du Crown Prosecution Service (CPS), l’équivalent britannique du parquet. Ils n’auront de cesse d’affirmer que le sort fait à l’Australien de 52 ans, sous le coup, outre-Atlantique, de 18 chefs d’inculpation pour avoir publié en 2010 et 2011 des centaines de milliers de documents classifiés, n’a rien à voir avec la liberté de la presse.
Enjeu maximal
Depuis mardi matin, deux juges de la Haute Cour examinent l’ultime demande d’appel d’Assange contre son extradition vers les Etats-Unis, avalisée au printemps 2022 par la justice puis