Menu
Libération
Afghanistan

Les talibans s’emparent de Tagab et d’Alassaï, deux districts afghans où avait combattu l’armée française

Réservé aux abonnés

L’armée afghane a abandonné ses positions sans avoir été soutenue par les forces américaines, dont le départ s’accompagne d’un regain d’activité des talibans.

Un soldat de la légion étrangère, près de Tagab, en Afghanistan, en janvier 2011. (Joel Saget /AFP)
Publié le 05/07/2021 à 16h28

Sur les images diffusées sur les réseaux sociaux par des comptes pro-talibans, on reconnaît sans peine les guérites en bois et les gabions fatigués de l’entrée de la base de Tagab, dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul. Des insurgés déambulent entre les blindés Humvee et les pick-up de l’armée afghane. Quelques-uns montent sur un véhicule, prêts à partir. Les talibans se sont emparés de Tagab vendredi, selon la chaîne Tolo News. Deux jours plus tôt, ils avaient pris la vallée d’Alassaï, à quelques kilomètres à l’est. Ils n’ont pas eu besoin de combattre. L’armée afghane a abandonné ses positions. Les soldats se sont rendus, avec leurs armes.

De tous les districts de la province de Kapisa où l’armée française a été déployée entre 2008 et 2012, celui de Tagab était le plus dangereux. C’est là, et dans les vallées environnantes d’Alassaï et de Bedraou, que la majorité des 89 soldats tués au combat ont péri. Lorsqu’elle est arrivée, l’armée française avait une doctrine : «Gagner les cœurs et les esprits.» Inspirée par le maréchal Lyautey, elle avait été remise au goût du jour par le général américain David Petraeus, alors responsable des guerres en Irak et en Afghanistan.

Insurrection

Il s’agissait, en résumé, de re

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique