En apparence, tout est revenu à la normale. «Les magasins ont rouvert, il n’y a plus de restriction d’accès au supermarché, les gens sont retournés au travail», témoigne par téléphone Mildred R., 51 ans, femme au foyer dans le quartier de la Urbina, à Caracas. Une semaine après l’enlèvement, en pleine nuit, du président vénézuélien et de son épouse par les forces américaines, la plupart des services administratifs fonctionnent, même si parfois un peu au ralenti.
Mais dans certains quartiers, et notamment sur les artères principales de la capitale vénézuélienne sévissent les colectivos, des milices armées, à pied ou à moto, qui arrêtent les passants, fouillent les véhicules et vérifient les téléphones pour traquer toute preuve de soutien à l’opération américaine d’enlèvement du président Nicolás Maduro, le 3 janvier. «Ils ont installé des check-points près de chez moi sur l’autoroute de l’est, raconte Mildred. Ils arrêtent surtout les grosses voitures, avec des vitres teintées. S’ils ne trouvent rien dans le téléphone, en général ils vous laissent repartir.»
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