Mahmoud Abbas a probablement passé plus de temps au téléphone ces dernières quarante-huit heures que pendant les quarante-huit mois précédents. Le président de l’Autorité palestinienne a eu samedi un entretien téléphonique avec Joe Biden qui l’appelait pour la première fois depuis son arrivée à la Maison Blanche. Il a reçu aussi, ces derniers jours, des appels du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et de plusieurs dirigeants européens, dont Emmanuel Macron, jeudi. Tout en lui présentant ses «condoléances pour les nombreuses pertes de civils palestiniens», le président français avait «fermement condamné les tirs revendiqués par le Hamas et d’autres groupes terroristes». La France, au rôle et à la voix plutôt effacés depuis le début de la confrontation entre Israéliens et Palestiniens, s’appuie essentiellement sur son allié égyptien.
«L’objectif de la France est de faire cesser la spirale de la violence, soutenir la médiation de l’Egypte en cours et appeler à la retenue» au Proche-Orient, a indiqué l’Elysée lundi. Emmanuel Macron a reçu Abdel Fatah al-Sissi, en visite à Paris pour une conférence sur le Soudan, afin d’évoquer les efforts diplomatiques et tenter de mettre fin à la spirale meurtrière sur le terrain à Gaza et en Israël. L’Egypte se retrouve en première ligne sur le front diplomatique en raison de sa pratique des médiations entre Israël et le Hamas lors des précédentes confrontations. Elle joue ainsi le rôle d’interface pour les Occid




