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Moyen-Orient

Montée de tension en Irak après une frappe américaine contre un commandant proche de l’Iran

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La riposte de Washington contre des milices pro-Iran, qui continue avec une nouvelle frappe à Bagdad mercredi 7 février, alimente une escalade qui risque de dégénérer dans toute la région.

Des combattants des Forces de mobilisation populaire assistent aux funérailles du commandant des Brigades du Hezbollah irakien, Abou Baqir al-Saadi, tué lors d'une frappe américaine, à Bagdad, en Irak, jeudi. 8 février. (Hadi Mizban/AP)
Publié le 08/02/2024 à 17h49

C’est un coup sévère que les Etats-Unis viennent de porter contre les forces pro-Iran en Irak, accroissant le risque d’escalade sur un terrain miné. La frappe de drone, mercredi 7 février en plein Bagdad, a tué Abou Baqir al-Saadi, un haut chef militaire des Brigades du Hezbollah irakien (Kataib Hezbollah), ainsi qu’un autre commandant de la milice. Le gouvernement irakien a fustigé jeudi l’attaque accusant la coalition antijihadiste emmenée par Washington au Moyen-Orient d’être devenue un «facteur d’instabilité». L’Iran a condamné ce jeudi la frappe américaine la considérant comme une «menace pour la paix et la sécurité régionales et internationales».

Abu Baqir al-Saadi, 50 ans, était un gros poisson, une figure majeure des puissantes Brigades du Hezbollah en Irak. Il avait fait partie de la garde rapprochée du fondateur de la milice, Abu Mahdi al-Muhandes, tué en 2020 e

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