C’est un coup sévère que les Etats-Unis viennent de porter contre les forces pro-Iran en Irak, accroissant le risque d’escalade sur un terrain miné. La frappe de drone, mercredi 7 février en plein Bagdad, a tué Abou Baqir al-Saadi, un haut chef militaire des Brigades du Hezbollah irakien (Kataib Hezbollah), ainsi qu’un autre commandant de la milice. Le gouvernement irakien a fustigé jeudi l’attaque accusant la coalition antijihadiste emmenée par Washington au Moyen-Orient d’être devenue un «facteur d’instabilité». L’Iran a condamné ce jeudi la frappe américaine la considérant comme une «menace pour la paix et la sécurité régionales et internationales».
Abu Baqir al-Saadi, 50 ans, était un gros poisson, une figure majeure des puissantes Brigades du Hezbollah en Irak. Il avait fait partie de la garde rapprochée du fondateur de la milice, Abu Mahdi al-Muhandes, tué en 2020 e




