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Vu du Liban

A Beyrouth sous les bombes israéliennes, «on va prier pour que la guerre s’arrête demain»

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A quelques heures d’un possible cessez-le-feu, Israël pilonnait encore la capitale libanaise dans la soirée de ce mardi 26 novembre. Epuisée, la population espère la fin des violences au terme d’une ultime nuit de chaos.
Après une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth, le 26 novembre. (Mohammed Yassin/REUTERS)
par Arthur Sarradin, correspondant à Beyrouth
publié le 26 novembre 2024 à 20h45

Au Liban, jamais Beyrouth n’avait connu une telle soirée de violence. A quelques heures de l’annonce d’un cessez-le-feu par le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, son armée pilonne la capitale libanaise sans interruption. Comme depuis deux mois, la banlieue Sud est sous le feu des bombardements. Dans le même temps, plus au nord, Tsahal ordonne l’évacuation de quatre grands quartiers du centre-ville de Beyrouth, jusqu’alors épargnés par la guerre. Une frappe, au moins, vise un bâtiment dans le quartier commerçant et très animé de Hamra.

En fin de journée, des milliers d’habitants ont donc pris la route, quittant en majorité l’ouest de la capitale pour se rendre à l’est, voire au nord du pays. «Je prie pour que ce soit la dernière nuit, s’émeut Mona, jointe au téléphone. Si j’en crois les ordres d’évacuation, un bâtiment va être bombardé à 200 mètres de chez moi. Je ne peux pas partir. Prendre la route est trop dangereux. Je pense qu’on ne va pas dormir de la nuit, et prier pour que la guerre s’arrête demain.»

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