Le gouvernement israélien s’apprête, mercredi 31 décembre, à mettre en œuvre une série de règles drastiques en matière de visas et d’enregistrement pour les organisations internationales d’aide humanitaire opérant dans les territoires palestiniens. Ces mesures décidées en mars octroient aux autorités un large pouvoir discrétionnaire pour accepter ou rejeter l’agrément d’organisations non gouvernementales venant en aide aux Palestiniens, sur la base de critères particulièrement étendus. Parmi ceux-ci : appel au boycott, remise en cause du caractère juif et démocratique de l’Etat, soutien à des poursuites internationales contre des soldats israéliens. Des organisations peuvent également être écartées pour des prises de position «hostiles à l’Etat» ou «portant atteinte à la légitimité d’Israël». Des notions aux contours flous et difficilement mesurables.
Face à cette opacité, le Mouvement pour la liberté de l’information en Israël a déposé en mars une requête afin d’obtenir la publication de la liste des organisations refusées. Celle-ci ne sera rendue publique que six mois plus tard. Pour Uri Sold, responsable du pôle information au sein du Mouvement, cette politique répond avant tout à une logique politique : «Il s’agit surto




