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Libération
Décryptage

A Gaza, le difficile acheminement de l’aide humanitaire par la jetée flottante américaine

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Gaza, l'engrenagedossier
Le quai provisoire mis en place ce jeudi 16 mai par les Etats-Unis pour contourner les restrictions d’aide humanitaire dans l’enclave est confronté à des défis logistiques et sécuritaires.
Construction de la jetée temporaire JLOTS (Joint Logistics Over-the Shore) par la marine américaine, qui vient d'être mise en place par les Etats-Unis au large de la bande de Gaza pour acheminer de l'aide humanitaire. (US Navy/Reuters)
publié le 16 mai 2024 à 17h45

Pourquoi faire simple quand on peut faire (très) compliqué ? Alors que la communauté internationale redoute une offensive terrestre d’envergure à Rafah, et qu’Israël n’autorise qu’au compte-gouttes les livraisons d’aide humanitaire par les points de passage terrestres vers la bande de Gaza, les Etats-Unis ont annoncé ce jeudi 16 mai avoir terminé la mise en place d’un port artificiel sur la côte méditerranéenne de l’enclave palestinienne. Des militaires américains «ont arrimé la jetée temporaire à la plage de Gaza», s’est félicité sur X le US Central Command (Centcom), le commandement central de l’armée américaine au Proche-Orient.

L’objectif de ce port artificiel est aussi élémentaire que révélateur de l’absurdité de cette guerre : transporter par la mer une aide humanitaire qui devrait – mais ne peut pas – l’être par la terre. Promise début mars par Joe Biden, sous très forte pression intérieure et internationale pour alléger la souffrance des Palestiniens, cette immense structure métallique flottante – dont la longueur équivaut à cinq terrains de football américain – devrait permettre d’acheminer chaque jour environ 90 camions d’aide humanitaire dans un premier temps, avant d’atteindre 150 dans le meilleur des ca