Impunité. Le mot est revenu, lancinant, dans les plaidoiries des parties civiles et les réquisitions de l’avocate générale vendredi 24 mai, lors du dernier jour du procès à la cour d’assises de Paris de trois dignitaires du régime syrien accusés de complicité de crimes contre l’humanité et de délit de guerre. «Le droit est une arme contre l’oubli et l’impunité», a dit Clémence Bectarte, avocate de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH). «Ce procès est historique parce qu’il se situe dans l’histoire du combat pour une justice universelle contre l’impunité», a déclaré l’avocat et président de la Ligue des droits de l’homme Patrick Baudouin. «L’impunité est un cancer», a affirmé l’avocate générale Céline Viguier, reprenant les termes du chercheur Ziad Majed, témoin lors du premier jour du procès.
L’impunité dont jouissent en Syrie Ali Mamlouk, ex-chef du Bureau de la sécurité nationale, Jamil Hassan, ex-directeur des services de renseignement de l’armée de l’air et Abdel Salam Mahmoud, ex-responsable des investigations de ces services à l’aéroport militaire de Mezzeh, s’est fracassée à la cour d’assises de Paris. Au terme de trois heures de délibéré, ils ont été condamnés à la perpétuité. Ils étaient jugés en leur absence pour




