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Bashar al-Belbeisi à Rennes, le 21 décembre.Bashar al-Belbeisi à Rennes, le 21 décembre. (Louise Quignon/Libération)
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A Rennes, le danseur palestinien Bashar al-Belbeisi rêve d’une vie après la survie

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Le jeune homme grièvement blessé à la jambe lors d’un bombardement israélien a été évacué de Gaza en juillet. Depuis, il vit en Bretagne où il tente de se dessiner un futur et attend que sa famille puisse le rejoindre.
ParMila Thiebault
envoyée spéciale à Rennes
publié le 23 décembre 2025 à 16h47

Installé sur le canapé orange de l’appartement dans lequel il réside pour un mois, Bashar al-Belbeisi profite des rares rayons du soleil rennais qui s’immiscent timidement dans la pièce en ce mois de décembre. Sa jambe gauche est immobilisée dans une attelle qui court de son genou jusqu’à son pied. Plus loin, des béquilles gisent sur le sol, témoignage discret du calvaire qu’il a vécu il y a quelques mois seulement.

Le 31 juillet, cet étudiant en pharmacie et chorégraphe palestinien de 25 ans a bénéficié d’une évacuation sanitaire de Gaza vers la France, après avoir été grièvement blessé à la jambe lors d’un bombardement israélien qui a pulvérisé le café d’Al-Baqa, le 30 juin. Bloqué pendant un mois dans l’enclave palestinienne, Bashar al-Belbeisi a supporté la douleur d’une plaie béante, d’un os brisé et d’un corps amaigri par la famine, au cœur de

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