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«Aider devient un devoir» : en Israël, l’engagement pour Gaza de la militante Alice Miller

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L’Israélienne, qui a marqué l’histoire de son pays dans les années 90 en contraignant Tsahal à s’ouvrir aux femmes, s’implique désormais dans l’aide humanitaire à Gaza, au nom d’une responsabilité morale qu’elle revendique.

La militante israélienne Alice Miller. (DR)
ParEléonore Weil
correspondante à Tel-Aviv (Israël)
Publié le 31/12/2025 à 7h39

Ingénieure en aéronautique de formation, Alice Miller, 53 ans, est entrée dans l’histoire israélienne dans les années 90 en menant une bataille juridique pour ouvrir aux femmes les portes de l’armée de l’air et, plus largement, des unités combattantes. Un univers alors strictement réservé aux hommes. Refusée au cours de pilotage par l’armée pour une seule raison, son genre, elle saisit la Cour suprême. Sa démarche fait jurisprudence : la justice reconnaît le droit des femmes à l’égalité dans le service militaire. Alice Miller devient un symbole.

Trente ans plus tard, c’est un autre combat qu’elle a choisi de mener : celui de la responsabilité morale face à la catastrophe humanitaire à Gaza. Depuis un an et demi, Alice Miller dirige l’ONG israélienne Natan Worldwide Disaster Relief, active depuis vingt ans dans des zones frappées par des catastrophes naturelles ou des conflits armés. «Nous montons des cliniques et déployons des équipes médicales pour soigner des populations frappées par la guerre ou les catastrophes», explique-t-elle.

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