Ingénieure en aéronautique de formation, Alice Miller, 53 ans, est entrée dans l’histoire israélienne dans les années 90 en menant une bataille juridique pour ouvrir aux femmes les portes de l’armée de l’air et, plus largement, des unités combattantes. Un univers alors strictement réservé aux hommes. Refusée au cours de pilotage par l’armée pour une seule raison, son genre, elle saisit la Cour suprême. Sa démarche fait jurisprudence : la justice reconnaît le droit des femmes à l’égalité dans le service militaire. Alice Miller devient un symbole.
Trente ans plus tard, c’est un autre combat qu’elle a choisi de mener : celui de la responsabilité morale face à la catastrophe humanitaire à Gaza. Depuis un an et demi, Alice Miller dirige l’ONG israélienne Natan Worldwide Disaster Relief, active depuis vingt ans dans des zones frappées par des catastrophes naturelles ou des conflits armés. «Nous montons des cliniques et déployons des équipes médicales pour soigner des populations frappées par la guerre ou les catastrophes», explique-t-elle.
A Khan Younès, un village pour 1 500 orphelins
Mais à




