Les redoutables armes à sous-munitions, employées dans la guerre au Yémen, ont la particularité de larguer, pour chaque bombe, plusieurs projectiles explosifs. Multipliant ainsi les chances de dégâts ou de blessures. En décembre, le conflit au Yémen vient lui-même de connaître une nouvelle fragmentation. Jusqu’à présent, il était souvent résumé – à gros traits – à une guerre opposant la rébellion des Houthis, soutenu par l’Iran, à une coalition de groupes armés yéménites placés sous l’autorité du Conseil de direction présidentiel. Ce gouvernement exécutif provisoire du Yémen, reconnu par la communauté internationale et dirigé par Rachad al-Alimi, a longtemps été porté à bout de bras, financièrement, diplomatiquement et politiquement, par l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis.
Or les deux anciens alliés sont aujourd’hui à couteaux tirés sur le dossier yéménite. Ces dernières semaines, leurs divergences stratégiques ont tourné à la c




