Depuis le début du conflit entre Israël et le Hamas, les rebelles Houthis du Yémen, en guerre civile depuis 2014 avec le gouvernement légitime soutenu par une coalition internationale, menacent tout navire se dirigeant vers l’Etat hébreu ou y étant lié. A force de missiles, de drones et de prise d’otages, ils multiplient les opérations et attaques en mer Rouge contre des cargos, des porte-conteneurs et des pétroliers, poussant les géants du commerce maritime à suspendre leur navigation dans la zone.
Le 13 décembre, l’association de défense des droits humains Human Rights Watch réagissait à ces attaques, qui, si elles s’avéraient «cibler des civils intentionnellement ou par imprudence», s’assimileraient à un «crime de guerre». Michael Page, le directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de l’ONG, revient pour Libération sur l’enquête menée par Human Rights Watch, qui dénonce des frappes menées majoritairement sans objectif militaire et contre des navires commerciaux constitués d’équipages civils n’ayant peu, voire aucun lien avec Israël.
Pourquoi Human Rights Watch qualifie les attaques houthies de crimes de guerre ?