«Jour après jour, le salon brille un peu plus.» Peut-être autant que les yeux de l’éditeur Ghaith Maktabi, lorsqu’il observe les allées du Salon du livre de Damas, le premier organisé depuis la chute du régime Assad, qui se tient jusqu’au 16 février. L’homme a quelque chose de romanesque, à l’image des personnages des ouvrages qu’il publie : petit et débonnaire, à la gouaille facile, toujours prêt à causer à n’importe qui, surtout s’il passe à portée de voix.
«Lui, par exemple, je ne sais pas trop qui c’est, glisse-t-il en désignant un officier en treillis, concentré à signer ses mémoires devant une file d’autres soldats, mais je suis venu prendre sa dédicace, parce que maintenant cette armée, je la sens proche de moi. Elle est à notre service. Elle n’est plus là, comme avant, pour nous arrêter ou nous torturer. L’atmosphère du pays a changé», se réjouit-il.
A lire aussi
Un an plus tôt, sous Assad, un tel rassemblement relevait encore de la fiction. Aujourd’hui, plus de 500 maisons d’édition, des dizaines de milliers de titres arabes et internationaux, et 250 000 visiteurs dès le premier jour, sel




