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Reportage

Auprès des jeunes Kurdes iraniens réfugiés en Irak : «Par sa violence, le régime de Téhéran sème le courage»

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Depuis leurs bases montagneuses d’Irak, les groupes d’opposition kurdes iraniens ont assisté à distance à l’éclosion d’un mouvement de protestation sans précédent fin décembre, puis à son écrasement. Pour eux, la férocité du régime ne fera que renforcer la détermination du peuple iranien.

Les combattants du parti kurde iranien Komala, qui combattent les Gardiens de la révolution, dans les montagnes de Zagos (Kurdistan irakien), le 16 janvier. (Keiwan Fatehi/Libération)
Publié le 23/01/2026 à 15h35

Drapeaux rouges arrimés à l’épaule et kalachnikovs en bandoulière, une trentaine de jeunes hommes et de jeunes femmes progressent sur les crêtes enneigées des monts Zagros, qui marquent la frontière entre l’Irak et la république islamique d’Iran. Tous sont kurdes, originaires de l’ouest iranien, et ont choisi de rejoindre clandestinement les troupes du parti politico-militaire d’inspiration communiste Komala. Un exil volontaire, qui s’inscrit dans une dynamique vieille de quarante ans déjà, mais qui a connu ces dernières années une accélération significative, entretenue par la politique ultra-répressive du régime.

Après plusieurs heures de marche, le petit groupe s’arrête à l’ombre d’une montagne. Un refuge naturel, perché à plus de 2 000 mètres d’altitude, qui leur garantit, en théorie du moins, d’échapper à la surveillance aérienne des

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