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Avant la trêve à Gaza, tapis de bombes et derniers doutes

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Les scènes de liesse ont laissé la place à la douleur dans l’enclave, où des dizaines de personne ont été tuées par des frappes israéliennes entre mercredi et jeudi, alors que l’accord de trêve n’a finalement pas encore abouti.
A Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 16 janvier 2025. (Hatem Khaled/Reuters)
par Nicolas Rouger, correspondant à Tel-Aviv
publié le 16 janvier 2025 à 21h07

L’homme porte un pantalon bleu et un sweat vert. Il veut réveiller Hala, une douzaine d’années peut-être. Difficile à dire sur la vidéo filmée dans le nord de Gaza. Il a une bonne nouvelle : «Réveille-toi, lève-toi, la guerre est finie», répète-t-il, avant de laisser courir ses sanglots. Hala ne se relèvera pas. Les poussières de gravats ont teint ses cheveux et son cou de blanc, mais son visage est rouge sang, les yeux grands ouverts sur une dernière vision d’horreur.

Depuis l’annonce de la trêve, mercredi soir, Tsahal a confirmé avoir frappé plus de cinquante cibles dans l’enclave palestinienne, en prenant «les précautions» habituelles pour épargner les civils. Au moins 80 Palestiniens auraient pourtant été tués, selon les autorités locales. Le porte-parole de la branche armée du Hamas, Abou Obaida, a précisé qu’une de ces frappes avait visé un endroit où était retenue une des otages israéliennes supposée être libéré pendant la première phase de l’accord de trêve. «Toute agression de l’ennemi pourrait tourner la liberté en tragédie», a déclaré le militaire au keffieh rouge, en sadi