La rédaction de Libération résume les principales actualités du jour sur le conflit au Proche-Orient. Le point précédent, en date du 7 décembre, est à lire ici.
Pas de deuxième phase de la trêve en raison des «violations» d’Israël, avertit le Hamas
La deuxième phase du cessez-le-feu dans la bande de Gaza ne pourra pas commencer tant qu’Israël poursuivra ses «violations» de l’accord entré en vigueur le 10 octobre, a déclaré ce mardi à l’AFP Hossam Badran, membre du bureau politique du Hamas. Selon ce responsable, Israël aurait dû rouvrir le point de passage de Rafah avec l’Egypte ou augmenter le volume de l’aide entrant dans la bande de Gaza depuis son territoire, mais ne l’a pas fait. Cet avertissement rappelle la fragilité de cette trêve : les deux belligérants s’accusent mutuellement, et quasi quotidiennement, de la violer.
L’Unicef alerte sur la malnutrition des femmes enceintes et allaitantes
A Gaza, «le constat est clair : des mères malnutries donnent naissance à des bébés prématurés ou de faible poids, qui meurent dans les unités de soins intensifs néonatals […] ou survivent, pour ensuite souffrir de malnutrition ou de complications médicales». L’alerte provient du porte-parole du Fonds de l’ONU pour l’enfance (Unicef), Tess Ingram, lors d’un point presse à Genève ce 9 décembre. Entre juillet et septembre 2025, environ 38 % des femmes enceintes examinées par l’Unicef et ses partenaires ont reçu un diagnostic de malnutrition aiguë. Toujours selon l’ONG, le nombre de bébés morts le premier jour de leur vie est passé de 27 par mois en moyenne en 2022 à 47 par mois entre juillet et septembre 2025.
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Israël annonce la réouverture mercredi de la principale voie d’aide pour Gaza à partir de la Jordanie
Après plus de deux mois de fermeture, le point de passage de Allenby, la principale voie de transit d’aide située entre la Cisjordanie et la Jordanie, devrait rouvrir mercredi. Il était fermé depuis deux mois aux camions d’aide humanitaire après un attentat commis par un chauffeur de camion jordanien − deux soldats israéliens du poste-frontière avaient été tués. «Ces dernières semaines, les ajustements de sécurité nécessaires ont été achevés» a indiqué un responsable israélien à l’AFP. Il a aussi décrit un renforcement des «procédures de contrôle de sécurité et d’identification pour les conducteurs jordaniens et les cargaisons des camions».




