A la veille de rassemblements prévus en France ce jeudi 25 septembre pour l’anniversaire de Cécile Kohler, qu’elle va passer dans les geôles iraniennes, Emmanuel Macron a évoqué le cas mercredi soir des citoyens français que Paris considère être des «otages d’Etat» détenus par Téhéran. Tout en soulignant rester «très prudent», le président de la République a évoqué une «perspective solide» vers leur libération.
«On a une perspective solide, donc on y travaille. On aura dans les prochaines semaines des clarifications», a-t-il dit dans un entretien aux médias France 24 et Radio France internationale. «Mais je ne veux pas ici être définitif parce que malheureusement, ça ne dépend pas que de nous», a-t-il ajouté depuis New York, où il a rencontré le président iranien, Massoud Pezeshkian, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
Dans un message sur le réseau X, il a souligné avoir redit à son homologue son «exigence» : «Cécile Kohler, Jacques Paris et Lennart Monterlos, otages d’Etat détenus arbitrairement et dans des conditions inhumaines en Iran, doivent être libérés immédiatement.»
Echange de prisonniers
Cécile Kohler, qui a 41 ans ce jeudi, et Jacques Paris, 72 ans, ont été arrêtés le 7 mai 2022 et sont accusés d’espionnage pour le compte d’Israël, l’ennemi juré de l’Iran. Lennart Monterlos, un Franco-Allemand de 19 ans qui effectuait un voyage à vélo entre l’Europe et l’Asie, a été arrêté dans le pays en juin, pendant la brève guerre entre l’Iran et Israël.
Prisonniers français
Le 11 septembre, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré qu’un accord visant à échanger des prisonniers français en Iran contre une femme iranienne détenue en France approchait de sa «phase finale».
L’échange proposé concerne Mahdieh Esfandiari, une Iranienne arrêtée en France en février pour avoir fait la promotion du terrorisme sur les réseaux sociaux. L’Iran a demandé à plusieurs reprises sa libération, arguant qu’elle était injustement détenue.




