Menu
Libération
Proche-Orient

Cessez-le-feu : le chef du Hamas à Gaza affirme son «droit légitime à être armé»

Selon les termes de l’accord américain entré en vigueur début octobre, le mouvement islamiste doit à terme être désarmé.

Khalil al-Hayya lors d'une précédente intervention sur la télévision Al-Aqsa, le 18 octobre. (Al-Aqsa/UPI.ABACA)
Publié le 14/12/2025 à 12h36

Alors que l’accord de cessez-le-feu prévoit un désarmement du mouvement islamiste, le chef du Hamas pour la bande de Gaza, Khalil al-Hayya, a affirmé ce dimanche 14 décembre avoir le «droit légitime» d’être armé et expliqué que toute proposition émise pour la mise en œuvre des prochaines phases de l’accord devra le respecter. «La résistance et ses armes sont un droit légitime garanti par la loi internationale et sont liées à la création d’un Etat palestinien», a-t-il déclaré sur la télévision Al-Aqsa du mouvement islamiste palestinien.

Fruit de fortes pressions américaines, une trêve est entrée en vigueur le 10 octobre dans le bande de Gaza, un peu plus de deux ans après le début de la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas, le 7 octobre 2023, en Israël. «Il n’y a aucun avenir pour le Hamas dans la bande de Gaza, ils seront désarmés», avait réaffirmé jeudi une porte-parole du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, après une proposition du mouvement islamiste palestinien d’un simple «gel» ou «stockage» de son arsenal.

Retrait de l’armée israélienne

L’accord de cessez-le-feu, censé déboucher à terme sur la fin de la guerre et la reconstruction de Gaza, a déjà permis un retrait partiel des troupes israéliennes de la bande de Gaza ainsi que l’échange des otages israéliens contre des détenus palestiniens emprisonnés par Israël. Israël attend entre le retour d’un dernier corps d’otage retenu à Gaza avant d’entamer les tractations sur la deuxième phase de l’accord. Celle-ci prévoit le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l’armée israélienne de tout le territoire, la mise en place d’une autorité de transition et le déploiement d’une force internationale.

Khalil al-Hayya a en outre confirmé dimanche que le responsable de la production d’armes du groupe avait été tué la veille lors d’une frappe israélienne dans le territoire palestinien. «Le peuple palestinien traverse actuellement une période difficile et souffre énormément […] avec le martyre de plus de 70 000 personnes, dont les dernières en date sont le commandant Raed Saad et ses compagnons», a-t-il dit.

Israël avait annoncé samedi avoir tué Raed Saad, le décrivant comme «l’un des architectes» de l’attaque du Hamas 7 octobre 2023 en Israël qui a déclenché la guerre à Gaza et précisant qu’il dirigeait le quartier général de la production d’armes de la branche militaire du Hamas.

Dans la même rubrique