Une marée humaine inhabituelle aux couleurs noire, blanche, verte et rouge s’est formée au niveau des arrivées du terminal 1 de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, ce mardi 6 février. Des hommes, des femmes et quelques enfants arborent des drapeaux palestiniens, d’autres ont noué des keffiehs autour de leur cou ou de leur sac à main. Un plateau rempli de dattes se balade entre la petite foule, devant des passagers un peu interloqués.
A l’écart de l’attroupement, deux jeunes femmes ont apporté un grand bouquet de roses blanches pour accueillir leur amie. Elles trépignent d’impatience à l’idée de retrouver Imane Maarifi, une infirmière de 37 ans qui vient de passer deux semaines à l’Hôpital européen de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. L’armée israélienne a lancé une vaste offensive contre cette ville peuplée de 145 000 habitants avant le début de la guerre, qu’elle accuse d’abriter des centres de commandement du Hamas. Les combats acharnés ont transformé la cité en champ de ruines et réduit à néant la plupart des hôpitaux de la région.
Analyse
Il faudra attendre 14 h 30 pour que les «héros» passent les portill




