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Reportage

En Irak, la domination des factions armées au cœur des élections législatives

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A l’approche des législatives du 11 novembre, la question du contrôle des armes s’impose au cœur du débat politique. Entre institutions fragilisées, factions armées puissantes et influences étrangères persistantes, le pays peine encore à affirmer sa souveraineté.

Moins de 40% de participation sont attendus pour les prochaines élections parlementaire en Irak. (Charles Thiéfaine/Libération)
ParIris Lambert
correspondante à Bagdad (Irak)
Publié le 10/11/2025 à 15h36

A Saadoun, dans le centre de Bagdad, une bâtisse habillée d’une fresque monumentale à la gloire de Hassan Nasrallah veille sur les artères vrombissantes de la ville. Autour du leader historique du Hezbollah libanais, des foules lèvent des drapeaux irakiens, palestiniens, ainsi que ceux des Unités de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi), la coalition de factions armées irakiennes dont les sigles saturent depuis des années l’espace urbain. Les artères de la capitale se sont longtemps offertes à ces emblèmes d’armement célébrant l’Axe de la résistance, du général iranien Qassem Soleimani, tué en 2020 par une frappe américaine, aux commandants locaux érigés en martyrs. Mais depuis l’ouverture de la campagne électorale, d’autres effigies sont apparues : les portraits retouchés des candidats aux législatives,

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