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Le plan de Trump pour Gaza «sert les intérêts d’Israël», selon un haut responsable du Hamas à la BBC

Le plan en 20 points du président américain, accepté par Israël, est globalement salué à l’international ce mardi matin. Mais la réponse du Hamas est toujours attendue, et le Premier ministre de l’Etat hébreu semble rétropédaler.

Donald Trump et Benyamin Nétanyahou à la Maison Blanche, le 29 septembre 2025. (Andrew Caballero-Reynolds/AFP)
Publié le 30/09/2025 à 10h23, mis à jour le 30/09/2025 à 22h02

En résumé :

  • Donald Trump a présenté lundi soir un plan en 20 points destiné à «mettre fin au conflit à Gaza» entre Israël et le Hamas, ainsi qu’à dessiner un avenir pour l’enclave palestinienne.
  • Benyamin Nétanyahou a accepté lundi le dispositif, tout en prévenant qu’Israël «achèvera le travail» si le Hamas rejette l’accord. Sauf que dans une vidéo mise en ligne ce mardi, le Premier ministre semble revenir sur ses engagements.
  • Le plan du président américain a été salué par plusieurs pays occidentaux, dont la France, ainsi que huit pays arabes et musulmans parmi lesquels l’Egypte et l’Arabie Saoudite. Donald Trump a donné «trois ou quatre jours» au Hamas pour rendre sa décision.
Le 30/09 à 21H56

Le Hamas en passe de rejeter le plan ?

Un haut responsable du Hamas laisse entendre à la BBC que le mouvement serait susceptible de refuser la feuille de route dévoilée par Donald Trump lundi en vue d’un accord de cessez-le-feu avec Israël. Selon ce cadre, ce plan «sert les intérêts d’Israël» et «ignore ceux du peuple palestinien». Le Hamas ne serait en outre pas disposé à accepter de remettre les armes, pourtant l’un des points essentiels parmi les 20 édictés par Trump. Le Hamas s’opposerait également au déploiement d’une force internationale de stabilisation (ISF) à Gaza, qu’il voit comme une nouvelle forme d’occupation.

Le 30/09 à 21H16

La flottille pour Gaza devrait s'arrêter pour faciliter la situation, dit Meloni

Giorgia Meloni a estimé que la flottille humanitaire qui se dirige vers Gaza devrait s’arrêter pour permettre un éventuel accord entre les belligérants, qui repose sur «un équilibre fragile». «Cet espoir (d’accord) repose sur un équilibre fragile que de nombreuses personnes seraient heureuses de faire sauter», a estimé la cheffe du gouvernement italien ultraconservateur. «Je crains justement que la tentative de la flottille de forcer le blocus naval israélien (de Gaza, ndlr) puisse servir de prétexte», avance Meloni.

Le 30/09 à 20H49

Nétanyahou informe son gouvernement du plan Trump

«A Washington, je suis parvenu à une entente avec le président Trump sur un cadre pour la libération de tous nos otages et la réalisation de l’ensemble des objectifs de guerre que nous nous sommes fixés», a affirmé Benyamin Nétanyahou au début d’une réunion du gouvernement, tenue peu après son retour en Israël, selon une vidéo diffusée par le bureau du Premier ministre. «Je fournirai un rapport plus détaillé aux membres du gouvernement et aux membres du cabinet» de sécurité concernant le plan américain et sa réalisation sur le terrain, a ajouté le dirigeant israélien.

Le 30/09 à 19H51

Le Hamas n'a «plus aucune excuse pour rejeter» le plan, selon Barrot

Avec la publication du plan de paix, le Hamas «doit saisir l’opportunité qui lui est donnée de désarmer et de s’exiler», a affirmé Jean-Noël Barrot sur France Inter. Le mouvement «n’a plus aucune excuse pour rejeter la proposition qui lui est faite», a poursuivi le chef de la diplomatie française. «Le Hamas est désormais définitivement isolé, il est désavoué catégoriquement, il doit se rendre à l’évidence : il a perdu», a-t-il par ailleurs estimé, en rappelant le vote à une écrasante majorité le 12 septembre par l’Assemblée générale de l’ONU d’un texte soutenant un futur Etat palestinien dont le Hamas serait exclu.

Le 30/09 à 17H48

Si le Hamas rejette le plan, Israël «achèvera le travail», réaffirme l'émissaire israélien auprès de l'ONU

L’ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies, Danny Danon, a remis un coup de pression envers les responsables du Hamas. «S’ils rejettent le plan, Israël finira le travail, par la manière douce ou par la manière forte. Leur retour ne peut attendre. Il ne s’agit pas seulement d’une feuille de route pour les ramener. C’est aussi un plan pour mettre fin à la tyrannie de la terreur qui s’est déchaînée le 7 octobre», a déclaré Danny Danon lors d’un événement organisé à l’ONU.

Le 30/09 à 17H03

Le Hamas peut-il accepter le plan en l'état ?

Mardi, Hossam Badran, membre du bureau politique du Hamas, a réaffirmé auprès de l’AFP «le droit (du mouvement palestinien) à résister à l’occupation», israélienne. «Le Hamas souhaite parvenir à un accord global pour mettre fin à la guerre, assurer le retrait complet d’Israël de la bande de Gaza, la levée du blocus imposé depuis 2007, et reconstruire la bande de Gaza», selon une source palestinienne proche du mouvement islamiste, mardi à l’AFP. Mais la proposition américaine est truffée de zones d’ombre, notamment sur le calendrier du retrait israélien, et le cadre du désarmement du mouvement palestinien, des détails déjà exigés par le Hamas lors des négociations passées.

Le 30/09 à 16H37

Le chef de l'ONU appelle toutes les parties à accepter le plan

Antonio Guterres a lui aussi salué le plan de Trump. Le chef des Nations Unies a estimé qu’il est «désormais crucial que toutes les parties s’engagent pour cet accord et son application», rappelant au passage le «rôle important des pays arabes et musulmans» pour y parvenir.

Le 30/09 à 16H02

Trump lance que le Hamas «expiera en enfer» s'il rejette son plan pour Gaza

Devant un parterre de généraux et d’amiraux convoqués de manière très inhabituelle à Quantico, près de Washington, Trump s’est montré plus que menaçant envers le Hamas, qui n’a pas encore signé le plan de paix élaboré par le président américain : «Il nous manque une signature, et elle expiera en enfer s’ils ne signent pas. J’espère qu’ils vont signer pour leur propre bien et créeront quelque chose de vraiment formidable», a souhaité Trump.

Le 30/09 à 15H16

L'ONU prête à augmenter l'aide humanitaire dès que possible

L’ONU a déclaré ce mardi rester prête à augmenter les flux d’aide humanitaire pour Gaza dès que les conditions le permettront. Les Nations unies ont déclaré l’état de famine à Gaza le mois dernier, dénonçant l’«obstruction systématique» faite par Israël à l’arrivée d’aide humanitaire. Le plan en 20 points du président américain, révélé lundi, prévoit qu’une «aide complète sera immédiatement envoyée à Gaza» après l’entrée en vigueur d’un accord, «sans interférences» et via les Nations unies, ainsi que leurs agences et la Croix-Rouge notamment. Jens Laerke, un porte-parole de l’agence humanitaire des Nations unies (OCHA), a souligné que l’ONU n’était pas impliquée dans la rédaction du plan de paix.

Le 30/09 à 14H53

Trump dit que le Hamas a «trois ou quatre jours» pour répondre à son plan pour Gaza

Le président américain a déclaré ce mardi que lui et son équipe attendaient que les militants du Hamas acceptent le plan de paix pour Gaza qu’il a présenté lundi. Au moment où il quittait la Maison Blanche ce mardi, Donald Trump a déclaré aux journalistes que les dirigeants israéliens et arabes avaient accepté le plan. «Nous attendons juste le Hamas», a ajouté le chef d’Etat américain, donnant «trois ou quatre jours» au mouvement islamiste palestinien pour donner sa réponse. «Nous verrons bien», a déclaré Trump. «Le Hamas acceptera ou n’acceptera pas. Et s’il n’accepte pas, cela se finira de manière très triste», a averti le président américain.

Le 30/09 à 12H55

Doha se satisfait des garanties d'Israël

L’émirat s’est dit ce mardi «satisfait» des garanties de sécurité obtenues après l’appel de Donald Trump et Benyamin Nétanyahou lundi soir. Lors de cette discussion, le Premier ministre israélien a fini par s’excuser pour les frappes israéliennes ayant visé le Hamas à Doha le 9 septembre. Il a également promis de ne pas en mener de nouveau contre ce pays allié des Etats-Unis qui abrite régulièrement des pourparlers. L’attaque avait provoqué la mort de cinq membres du mouvement terroriste et d’un agent des forces de sécurité qataries, mais le mouvement islamiste avait affirmé que les responsables visés avaient pour leur part survécu.

Le 30/09 à 12H28

Le Qatar annonce une nouvelle réunion avec le Hamas

Doha annonce ce mardi matin qu’une nouvelle réunion avec le Hamas est prévue ce soir, en présence de représentants de la Turquie. Le Qatar affirme en outre que le Hamas étudie le plan de Donald Trump pour Gaza «de manière responsable».

Le 30/09 à 12H21

Le Kremlin dit oui à la Maison Blanche

Moscou a dit mardi soutenir le plan de paix américain et espérer que cette proposition mettra un terme au conflit déclenché par l’attaque menée le 7 octobre 2023 par le Hamas contre Israël. «Le Kremlin soutient toujours et accueille favorablement tous les efforts du président Trump visant à mettre fin à cette tragédie, a déclaré son porte-parole, Dmitri Peskov. Nous souhaitons que ce plan soit mis en œuvre et contribue à orienter les événements au Moyen-Orient vers une conclusion pacifique.»

Le 30/09 à 11H55

Le Hamas serait en train d'examiner le plan

Une source palestinienne proche du Hamas affirme que le groupe examine le plan de Trump pour Gaza, selon l’Agence France-Presse. Le mouvement terroriste doit encore faire connaître sa réponse à la proposition américaine, approuvée publiquement par le Premier ministre israélien lundi, lequel semble toutefois plus ambivalent ce mardi matin. Le texte prévoit que les membres du Hamas qui rendront les armes et accepteront une «coexistence pacifique» avec Israël seront «amnistiés». Ceux qui voudront quitter l’enclave palestinienne bénéficieront d’un droit de passage «protégé vers les pays de destination».

«Le Hamas commence aujourd’hui une série de consultations au sein de ses cadres politiques et militaires, à la fois à l’intérieur de la Palestine et à l’étranger», a indiqué cette source à l’AFP, sous couvert d’anonymat, ajoutant que le mouvement fournira une réponse «représentant le Hamas et les mouvements de la résistance». «Les discussions pourraient durer plusieurs jours en raison de leur complexité, notamment pour coordonner la communication entre les membres de la direction et les mouvements après l’agression israélienne à Doha», précise cet interlocuteur. Une autre source palestinienne a également confirmé à l’AFP que le Hamas examinait le plan de Trump.

Le 30/09 à 10H19

«Pas d'Etat palestinien» pour Nétanyahou

Nétanyahou nie également avoir accepté le principe d’un Etat palestinien, dans la vidéo publiée sur son compte Telegram : «Pas du tout, et ce n’est pas écrit dans l’accord», déclare-t-il dans en réponse à la question de savoir s’il a «accepté un Etat palestinien», «mais une chose a été clairement dite [au cours des discussions avec le président américain] : nous nous opposerons fermement à un Etat palestinien». Le plan pour Gaza présenté par Donald Trump stipule qu’à terme, «les conditions pourraient enfin être réunies pour ouvrir une voie crédible vers l’autodétermination et la création d’un Etat palestinien».

Le 30/09 à 10H12

Nétanyahou affirme que l'armée restera «dans la majeure partie de Gaza»

Au lendemain de sa rencontre avec le président américain, le Premier ministre israélien semble déjà faire machine arrière. L’armée israélienne «Nous récupérerons tous nos otages, vivants et en bonne santé, tandis que Tsahal restera dans la majeure partie de la bande de Gaza», déclare Benyamin Nétanyahou dans une vidéo publiée mardi sur son compte Telegram, alors qu’il avait publiquement soutenu lundi soir le plan Trump prévoyant à terme le déploiement d’une «force de stabilisation internationale» dans la bande de Gaza à mesure que l’armée israélienne s’en retirerait. «On nous dit : vous devez accepter les conditions du Hamas […] Tsahal doit se retirer, et le Hamas peut se renforcer, contrôler la bande… Non, non, cela ne se passe pas ainsi», a-t-il ajouté.

Le 30/09 à 09H46

Analyse

Lundi à la Maison Blanche, au côté de Benyamin Nétanyahou, le président américain a présenté son plan, accepté par le Premier ministre israélien, pour mettre fin au conflit dans l’enclave palestinienne. Le Hamas doit encore donner son accord. L’article de notre correspondant à New York :

Le 30/09 à 09H35

Editorial

En recevant lundi Benyamin Nétanyahou à la Maison Blanche pour le forcer à accepter un accord de paix en 20 points pour le Moyen-Orient, Donald Trump avait pris un risque énorme et s’était mis dans une situation de faiblesse. Car seul un des deux leaders, pourtant copains d’avant, avait intérêt à ce que leur rencontre débouche sur un plan concret – et ce n’était pas le Premier ministre israélien. Retrouvez l’édito de Dov Alfon :

Le 30/09 à 09H26

En kiosques

Donald Trump a annoncé que Benyamin Nétanyahou avait accepté, lundi à Washington, son projet d’accord, assurant Israël de son soutien dans la poursuite de la guerre si le Hamas le refusait. Retrouvez notre édition du jour chez votre marchand de journaux ou dans sa version en ligne.

Début du live : le 30/09/2025 à 10:23

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