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Assemblée générale de l’ONU : «La solution militaire ne fonctionne pas» pour vaincre le Hamas, insiste Macron auprès de Trump

Lundi 22 septembre, Emmanuel Macron a officiellement reconnu l’Etat de Palestine, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, suscitant de nombreuses réactions.

Emmanuel Macron et Donald Trump lors d'une rencontre bilatérale en marge de l'Assemblée générale de l'ONU le 23 septembre. (Brendan Smialowski/AFP)
Publié le 23/09/2025 à 7h09, mis à jour le 23/09/2025 à 22h05

En résumé :

Le 23/09 à 22H01

A la une de «Libération» mercredi

Lors d’un discours violent et décousu aux Nations unies mardi, le président américain a promis un «enfer» migratoire à ses alliés européens, fustigé «l’arnaque» du réchauffement climatique et raillé l’ONU. Retrouvez notre édition dans les kiosques mercredi et sur notre liseuse dès ce mardi soir.

Le 23/09 à 22H00

L'édition d'Hamdam Mostafavi

Le 23/09 à 21H58

Récit

Mardi 23 septembre, dans un long discours décousu qui s’adressait davantage à ses électeurs qu’à son auditoire, le président américain a oscillé entre l’autocongratulation et l’invective, ciblant tout particulièrement l’Europe et les Nations unies.

Le 23/09 à 21H52

Macron dit à Trump que la solution militaire «ne fonctionne pas» face au Hamas

Exit la solution militaire pour vaincre le Hamas à Gaza, a insisté le président français Emmanuel Macron auprès de son homologue américain, Donald Trump, au début d’une rencontre bilatérale en présence de quelques journalistes. Les Israéliens «ont tué les principaux dirigeants du Hamas. Ça fonctionne. C’est une grande réussite, mais en même temps, vous avez autant de combattants du Hamas qu’au premier jour», a souligné Macron. «Donc, cela ne fonctionne pas pour démanteler le Hamas. Ce n’est pas la bonne façon d’agir. Nous avons donc besoin d’un processus complet, et nous travaillons très dur sur le jour d’après.»

Le 23/09 à 21H16

L'émir du Qatar s'engage à poursuivre les efforts diplomatiques

Depuis la tribune de l’ONU, l’émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani a fustigé une nouvelle fois «l’attaque traitresse» menée par Israël qui a visé des responsable du mouvement islamiste palestinien Hamas réunis dans un complexe résidentiel en plein cœur de Doha. «Contrairement aux affirmations du Premier ministre israélien, cette attaque n’est pas un droit légitime de poursuivre des auteurs de terrorisme» et «sape les efforts diplomatiques visant à mettre un terme au génocide contre le peuple de Gaza». Mais «nous poursuivrons la diplomatie même quand nos ennemis trouvent plus facile d’utiliser des armes», a assuré l’émir.

Le 23/09 à 20H02

Meloni «pas opposée» à la reconnaissance de la Palestine, mais sous conditions

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a dit de ne pas être «opposée» à la reconnaissance d’un Etat palestinien, mais sous «deux conditions» : la libération des otages détenus par le Hamas et l’exclusion du mouvement islamiste de tout futur gouvernement palestinien. «La majorité gouvernementale présentera une motion pour dire que la reconnaissance de la Palestine doit être subordonnée» à ces deux points, a déclaré Meloni à la presse italienne à New York, où elle doit s’exprimer mercredi à la tribune de l’ONU.

Le 23/09 à 19H56

Donald Trump pense que son discours à l’ONU «a été très bien reçu»

Sur son réseau Truth Social, le président américain Donald Trump a publié un pavé pour souligner le «grand honneur» que sa prise de parole à la tribune de l’ONU représentait pour lui. « Je pense que le discours a été très bien reçu», assure-t-il, avant d’ajouter : «J’espère que tout le monde pourra le regarder !» Il rappelle également que «le prompteur était cassé et l’escalator s’est soudainement arrêté alors qu’on montait sur le podium, mais ces deux événements ont probablement rendu le discours plus intéressant que ce qu’il aurait été autrement». Et de conclure avec son slogan habituel : «C’est toujours un honneur de parler aux Nations unies, même si leur équipement est quelque peu défectueux. Make America Great Again !»

Le 23/09 à 19H51

Emmanuel Macron s’indigne d’une forte montée de l’antisémitisme en France

La montée de l’antisémitisme est «horrible» dans l’hexagone selon le chef de l’Etat. «La France est un pays de paix, d’unité. Notre responsabilité est de porter la paix aux Nations Unies», a rappelé dans un premier temps le président français. Avant d’avoir un message pour les Juifs de France. «Je veux aussi qu’on aide nos compatriotes quand ils sont de confession juive, pour qu’ils puissent vivre dans la quiétude. Aujourd’hui, dans trop de quartiers, dans trop de villes, ils sont menacés et sont parfois harcelés.» Selon Emmanuel Macron, «l’antisémitisme n’a pas attendu le 7 octobre et nos compatriotes de confession juive le vivent depuis des années». Si le président français évoque l’antisémitisme d’extrême droite, il ajoute également que «certains discours à l’extrême gauche sont intolérables en termes d’antisémitisme et divisent la République». «On n’a pas le droit parce que quelqu’un a un nom, porte une kippa, parce qu’on pense que quelqu’un pourrait être juif, de l’essentialiser. Il n’y a pas de place en France pour ces comportements», assure Emmanuel Macron.

Le 23/09 à 19H46

«On n’a pas choisi cette date», du nouvel an juif pour annoncer la reconnaissance de la Palestine

L’annonce de la reconnaissance de la Palestine par Emmanuel Macron lundi 22 septembre tombait pile le jour d’une date bien précise : le nouvel an juif. «Un malentendu ?», demande le journaliste de BFMTV. «On n’a pas choisi cette date», répond Emmanuel Macron. «La conférence devait se tenir le 18 juin, autre date symbolique de notre Histoire qui n’est pas dans le calendrier hébraïque. Mais les bombardements sur l’Iran ont repoussé cette conférence, et ce sont les Nations unies qui l’ont mise le 22, qui est en effet le premier jour du nouvel an juif», précise le président français. «Je le fais aussi avec beaucoup d’amitié pour eux, tous nos compatriotes de confession juive, je le fais aussi avec beaucoup d’amitié pour les Israéliens.»

Le 23/09 à 19H29

Emmanuel Macron compte sur le président américain pour dire «stop» à la guerre

«Il y en a un qui peut faire quelque chose, c’est le président américain», lâche Emmanuel Macron sur BFMTV. «Car nous ne livrons pas d’équipements qui permettent de faire la guerre à Gaza. J’ai vu un président américain qui veut le prix Nobel de la paix mais ce prix Nobel n’est possible que s’il fait cesser la guerre à Gaza.» La président français «espère que dans les prochaines heures, dans les échanges que nous aurons, les Etats-Unis porteront un plan de paix allant dans ce sens», après la logorrhée anti-onusienne de Trump au pupitre de l’ONU et sa persistance à refuser de reconnaître l’Etat de Palestine quelques heures plus tôt. «Je demande à la diplomatie américaine de faire pression sur Nétanyahou et dire stop.»

Le 23/09 à 19H23

«On est en train d’isoler le Hamas», selon Macron

«Le Hamas est un groupe terroriste islamiste et le Hamas ne veut pas les deux Etats. Le Hamas veut la destruction de l’Etat d’Israël», estime Emmanuel Macron auprès de BFMTV. «Par notre travail de ces derniers mois, on est en train d’isoler le Hamas. Ce qui est important pour nos compatriotes : le gouvernement israélien a réussi quelque chose de remarquable, neutraliser les décideurs militaires du Hamas et tuer ces terroristes.» Et d’ajouter : «Les combattants du Hamas sont aujourd’hui environ à peu près autant qu’ils étaient au début de la guerre. La guerre totale, les bombardements, tuer des civils, ça ne marche pas. Le seul moyen pour éradiquer le Hamas c’est de réinstaurer une autorité civile et de démilitariser avec l’aide de la communauté internationale.»

Le 23/09 à 19H13

«La France est l’amie d’Israël», insiste le président français

Toujours au micro de BFMTV, Emmanuel Macron assure qu’«Israël n’est pas isolé» : «142 Etats disent “on est à vos côtés”, il y a un plan de paix.» Un plan dont il rappelle les contours, déjà évoqués la veille à la tribune de l’ONU : dans un premier temps, un «cessez-le-feu», la «libération des otages» et la «reprise des opérations humanitaires à Gaza pour sauver des civils». Dans un deuxième temps, la mise en place d’une «autorité de transition» dans laquelle «Israël sera consulté et pourra dire oui ou non sur chaque membre» et une «mission de stabilisation». «La France est l’amie d’Israël», insiste-t-il.

Le 23/09 à 19H05

«Seule cette reconnaissance peut permettre la paix», selon Macron

Au cours d’une interview exclusive accordée à BFMTV ce mardi soir, le président français a rappelé qu’à ses yeux, «seule cette reconnaissance [de l’Etat palestinien, ndlr] peut permettre la paix». Une position qu’il détaille : «Ce qui stoppera le terrorisme du Hamas, c’est qu’il y ait un projet politique avec la libération des otages, le démantelement du Hamas et une nouvelle gouvernance.»

Le 23/09 à 18H55

L'un des porte-paroles du maire de Londres dénonce les propos «épouvantables et intolérants» de Trump

Les commentaires de Donald Trump sur la maire de Londres Sadiq Khan ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd. Comme le rapporte CNN, l’un des porte-paroles de l’édile londonien a fait savoir que les propos du président américain étaient «épouvantables et intolérants» et qu’ils n’allaient pas donner de la légitimité à de tels commentaires en lui accordant une réponse. Avant d’ajouter : «Londres est la meilleure ville du monde, plus sûre que les grandes villes américaines, et nous sommes ravis d’accueillir le nombre record de citoyens américains qui s’installent ici.» Trump a notamment lâché auprès de la tribune de l’ONU plus tôt dans la journée qu’il était allé à Londres et que «le maire est vraiment horrible - horrible, horrible - et la ville a tellement changé. Maintenant ils veulent mettre en place la charia. Leurs idées suicidaires sur l’immigration et l’énergie vont mener l’Europe occidentale à sa perte.»

Le 23/09 à 18H19

Des rassemblements en Cisjordanie pour saluer la reconnaissance de l'Etat palestinien

Des centaines de personnes se sont rassemblées ce mardi dans plusieurs villes de Cisjordanie occupée pour célébrer la vague de reconnaissances de l’Etat de Palestine après le discours d’Emmanuel Macron lundi. Sur la place centrale de Ramallah, où siège l’Autorité palestinienne, une grosse centaine de personnes étaient réunies.

Le 23/09 à 18H16

Après son discours ultraviolent, Trump assure être derrière l’ONU «à 100%»

Souvent Trump varie, bien fol qui s’y fie. Après avoir multiplié les attaques contre l’instance, le président américain s’est considérablement adouci, alors qu’il rencontrait le secrétaire général Antonio Guterres. «C’est toujours un honneur d’être ici, a-t-il assuré au diplomate. Nous avons déjà fait ça auparavant, et là ça s’est avéré un peu plus excitant en raison de la panne d’escalator et de prompteur. Ça arrive. Je peux vous dire que vous nous avez accueillis avec beaucoup de respect.» Après avoir déclamé une logorrhée anti-onusienne tout le long de son discours, Donald Trump a assuré que les Etats-Unis étaient «derrière les Nations unies à 100%. Je pense que le potentiel des Nations unies est incroyable, vraiment incroyable. L’institution peut en faire tellement, donc je suis derrière elle, même si je peux être en désaccord avec elle de temps en temps».

Le 23/09 à 18H05

Le drapeau palestinien a été arraché du fronton de la mairie de Grenoble

Hissé ce mardi sur la façade de l’hôtel de ville de Grenoble, le drapeau palestinien été «arraché» quelques heures plus tard par un homme immédiatement interpellé, a annoncé le maire écologiste de la ville Eric Piolle. «Honte à l’individu qui a arraché le drapeau palestinien, pavoisé au lendemain de la reconnaissance par la France de l’État de Palestine», écrit ainsi l’élu sur le réseau social X, ajoutant que la ville «déposera plainte». Un homme de 33 ans a été interpellé, a indiqué une source policière, qui rapporte également un dépôt de plainte pour «menaces avec un bâton d’une agent d’accueil de la mairie».

Le 23/09 à 17H50

Le gouvernement espagnol approuve un embargo «total» sur les armes destinées à Israël

L’Espagne a adopté ce mardi après-midi un décret en conseil des ministres interdisant toutes les exportations de matériel de défense, produits ou technologies servant dans ce domaine à destination de l’Etat hébreu. L’annonce a été faite par Carlos Cuerpo, ministre de l’économie. Ce texte bloque également les demandes de transit de carburant d’aviation ayant des applications militaires potentielles et interdit l’importation de produits «provenant des colonies illégales à Gaza et en Cisjordanie», et leur publicité, a détaillé le ministre. Avant d’ajouter : «Ce décret constitue un grand pas en avant et est pionnier au niveau international en matière d’embargo total sur les armes contre Israël».

Le 23/09 à 17H18

Donald Trump termine son discours en louant les combustibles fossiles et le besoin de «frontières sûres»

Après plus d’une heure de discours totalement décousu, Donald Trump parvient enfin à sa conclusion. En s’adressant aux «dirigeants réunis dans cette belle salle», il assène que «l‘immigration et les coûts trop élevés de l’énergie sont en train de détruire le monde libre». Et de conclure : «Vous avez besoin de frontières sûres, d’utiliser les combustibles fossiles si vous souhaitez bien vous porter [...] Que dieu bénisse tous les pays du monde.»

Le 23/09 à 17H10

Au tour de la logorrhée climaticide

Après l’immigration et le pétrole russe, Donald Trump enchaîne les sujets sans aucune logique, et s’en prend maintenant aux politiques contre le réchauffement climatique. Un de ses plus grands «hits», puisque le président américain qualifie le phénomène multi prouvé de «plus grande arnaque menée contre le monde». Reprenant un autre de ses hits «Fore, bébé, fore», il reprend sa promesse d’un «charbon propre», en opposition aux actions climatiques menées dans d’autres pays du monde qu’il prévient : «Si vous n’arrêtez pas avec votre arnaque de l’énergie verte, votre pays échouera.» Et d’adresser une nouvelle critique auprès de l’ONU : «Toutes les prédictions faites par les Nations unies étaient fausses», assure-t-il, alors que les preuves concrètes du réchauffement climatique se multiplient ces dernières années (incendies en cascade, canicules plus intenses, multiples catastrophes climatiques…).

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