
Manifestations, black-out, massacres... En Iran, récit de cinq jours de ténèbres et de sang
Le silence total a duré 120 heures. En bloquant Internet dans tout l’Iran, à travers un black-out quasi total, la république islamique a tenté de dissimuler ce que beaucoup décrivent désormais comme la répression et le carnage les plus violents des presque cinquante années de son existence. Mercredi 14 janvier, dans un centre de médecine légale du sud de Téhéran, le nombre de manifestants tués était si élevé que les cadavres ont été empilés les uns sur les autres. Des familles de disparus, désespérées, à la recherche des corps de leurs proches, se sont fait hurler dessus par un personnel excédé et dépassé, priées de chercher elles-mêmes dans la pile des corps abandonnés sur place.
Au fil de ces longues heures, chaque nuit, les rues des villes i