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Récit

En Iran, la fronde des commerçants se transforme en révolte nationale

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Les autorités de la république islamique durcissent la répression contre les manifestations antirégime, qui se multiplient dans les villes de province. Au moins six personnes ont été tuées par les forces de l’ordre.

Des manifestants à Téhéran, le 30 décembre 2025. (Social Media.REUTERS)
Par
Divan Shirazi
Publié le 02/01/2026 à 19h17

Chaque matin, les Iraniens se réveillent partagés entre anxiété et impatience. Ils cherchent à savoir où se déroulera la prochaine manifestation. La suivront-ils de loin, sur les réseaux sociaux ? Oseront-ils aujourd’hui y participer ? Une fois de plus, ils oscillent entre peur et espoir. Téhéran, et désormais une vingtaine d’autres villes à travers le pays, grandes et petites, sont le théâtre de marches de protestation qui s’intensifient, gagnent en virulence, et parfois en violences, jour après jour. Ils doutent : se pourrait-il que cette fois-ci, enfin, quelque chose se produise ?

Dimanche 28 décembre, c’est l’effondrement de la monnaie nationale, le rial, et la flambée des prix qui ont été l’élément déclencheur de la contestation. Mais celle-ci a rapidement pris une tournure politique. Toutes classes sociales, tous milieux et toutes régions confondus, des Iraniens descendent désormais dans la rue, donnant lieu à la plus importante vague de manifestations nationales depuis

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