Chaque matin, les Iraniens se réveillent partagés entre anxiété et impatience. Ils cherchent à savoir où se déroulera la prochaine manifestation. La suivront-ils de loin, sur les réseaux sociaux ? Oseront-ils aujourd’hui y participer ? Une fois de plus, ils oscillent entre peur et espoir. Téhéran, et désormais une vingtaine d’autres villes à travers le pays, grandes et petites, sont le théâtre de marches de protestation qui s’intensifient, gagnent en virulence, et parfois en violences, jour après jour. Ils doutent : se pourrait-il que cette fois-ci, enfin, quelque chose se produise ?
Dimanche 28 décembre, c’est l’effondrement de la monnaie nationale, le rial, et la flambée des prix qui ont été l’élément déclencheur de la contestation. Mais celle-ci a rapidement pris une tournure politique. Toutes classes sociales, tous milieux et toutes régions confondus, des Iraniens descendent désormais dans la rue, donnant lieu à la plus importante vague de manifestations nationales depuis




