Le violent incendie qui s’est déclaré ce mardi 3 février au matin dans un bazar situé dans l’ouest de Téhéran est désormais «maîtrisé», a déclaré en début d’après-midi un porte-parole des pompiers de la capitale iranienne, Jalal Maleki, auprès de l’agence de presse officielle Irna. Des «opérations de désenfumage et de contrôle sont en cours», a-t-il ajouté. Si l’incendie «n’a jusqu’ici fait aucun blessé», selon Mohammad Behnia, commandant des opérations des services d’urgence de Téhéran, la cause du sinistre reste pour le moment inconnue.
Le feu s’est déclenché sur un marché local du quartier de Jannat Abad, une zone pleine d’étals et de boutiques. Si la télévision a affirmé que les pompiers avaient été immédiatement déployés sur le site pour contenir les flammes, les images de l’incendie montraient d’épais panaches de fumée noire s’élevant dans le ciel et enveloppant les environs.
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— Tehran Times (@TehranTimes79) February 3, 2026
Sur les réseaux sociaux, Tehran Times a relayé plusieurs vidéos montrant par exemple des camions de pompiers aux abords du bazar. Selon le journal, qui cite les autorités : «L’incendie du marché Jannat n’a fait aucune victime pour l’instant.»
Samedi, une explosion a déjà eu lieu dans un immeuble résidentiel de la ville de Bandar Abbas, port du sud de l’Iran sur le Golfe persique. Elle est restée inexpliquée plusieurs heures avant que les pompiers n’annoncent qu’il s’agissait d’une fuite de gaz. Des incidents distincts ont été rapportés ailleurs dans le pays mais les médias ont rapidement écarté tout lien avec une attaque américaine.
Les manifestations sont parties d’un bazar
La vague de manifestations qui a éclaté dans le pays fin décembre contre la hausse du coût de la vie était partie d’un bazar du centre-ville de Téhéran ; le bazar Alaeddin, l’un des principaux points de vente de téléphones portables, rappelle Courrier international. Les manifestations ont ensuite évolué en un mouvement de contestation contre le pouvoir, menant à une répression sanglante par la République islamique.
Les autorités iraniennes reconnaissent la mort de plus de 3 000 personnes dans les manifestations, mais affirment que la plupart des victimes étaient des membres des forces de sécurité ou des passants tués par des «terroristes» agissant pour le compte des Etats-Unis et d’Israël. La présidence a publié dimanche les noms de 2 986 personnes tuées pendant ces troubles, sur une liste de 3 117 morts.
Le bilan serait d’au moins 6 000 morts, dont 77 mineurs, estimait l’ONG américaine Human Rights Activists News Agency (HRANA). Le bilan pourrait être bien plus élevé, avec plus de 17 000 morts en cours d’examen. Au total, plus de 42 000 personnes ont été arrêtées lors du mouvement.




