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En Iran, les Gardiens de la révolution, pilier de la République islamique fragilisé par la brutalité de la répression

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A la tête d’un tentaculaire réseau économico-sécuritaire, la troisième génération des pasdaran est de plus en plus détestée pour sa corruption et sa responsabilité dans la crise que traverse le pays.

Des membres des Gardiens de la révolution, à Téhéran, le 22 septembre 2018. (AFP)
Publié le 17/01/2026 à 12h45

On dit souvent des Gardiens de la révolution qu’ils constituent «le bras armé» du régime iranien. Ils sont en réalité bien davantage. Le Sepah-e pasdaran-e Enghelab-e Eslami (Corps des gardiens de la révolution islamique), de son nom complet, est à la fois le bras, la main, les yeux, les oreilles et le cœur du régime iranien. Eux diraient «le sang» de la République islamique. Ils en constituent le premier, et certainement le dernier rempart. Ces jours-ci, comme à chaque épisode de révolte populaire, les pasdaran ont orchestré la féroce répression de la contestation dans les rues des villes iraniennes.

Créé en 1979, le Corps des gardiens s’est vu explicitement confier une mission idéologique : protéger les principes de la Révolution islamique. «Initialement, cette légion au service du Guide suprême a été utilisée pour lutter contre les ennemis internes», rappelle Stéphane Dudoignon, chercheur au CNRS et auteur d’un livre sur les Gardiens (1). Ce corps d’élite parallèle à l’armée régulière, qui ne répond qu’à l’ayatollah Khomeini (et aujourd’hui à son successeur Khamenei), s’est illustré pendant la guerre Iran-Irak. «A l’époque, ses membres sont des étudiant

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