La dernière exécution judiciaire, en Israël, remonte au 31 mai 1962. Ce jour-là, Adolf Eichmann, haut dignitaire du régime nazi condamné pour «crimes contre l’humanité» pour avoir organisé la déportation et l’extermination des Juifs d’Europe, est pendu peu avant minuit dans la cour de la prison de Ramla, près de Tel-Aviv. Depuis, l’Etat hébreu respecte un moratoire de fait sur la peine de mort (qui, du reste, n’avait été appliquée une seule fois avant l’exécution d’Adolf Eichmann).
Mais la droite et l’extrême droite israélienne, capitalisant sur le choc généré à travers le pays par les attaques du 7 octobre 2023, entendent désormais y mettre fin. «Ceux qui ont assassiné, violé et enlevé nos fils et nos filles ne méritent pas de revoir la lumière du jour. La peine de mort est non seulement morale et juste, mais elle est essentielle à la sécurité de l’Etat», estimait début novembre




