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Libération
Interview

En Syrie, depuis un an, «le vieux radicalisme salafiste et jihadiste recule, remplacé par une radicalité revancharde» 

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Arrivé soudainement au pouvoir en décembre 2024, Ahmed al-Charaa s’est appuyé sur ses proches pour construire le nouvel Etat syrien. Patrick Haenni, chercheur à l’Institut de l’Université européenne de Florence, revient sur cette année de transition post-chute de Bachar al-Assad.

Le président syrien Ahmed al-Charaa prononce un discours à la porte de la citadelle d'Alep le 29 novembre 2025. (Bakr Alkasem/AFP)
ParLuc Mathieu
Hala Kodmani
photo Merlin Ferret
Publié le 08/12/2025 à 5h55

Il y a un an, Abou Mohammed al-Joulani, nom de guerre du chef du groupe islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), lançait une offensive depuis son fief d’Idlib. Contre toute attente, l’armée syrienne s’effondrait alors, ses soutiens russes et iraniens lâchant Bachar al-Assad dans la foulée. L’assaut qui devait se limiter à Alep s’est poursuivi jusqu’à Damas. Ahmed al-Charaa de son vrai nom devient

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