«Inch’allah, que ça marche cette fois !» C’est l’expression que l’on entend le plus à Damas depuis l’annonce vendredi 30 janvier de l’accord entre le gouvernement de Damas et les Forces démocratiques syriennes (FDS), portant sur l’intégration de la zone autonome kurde du nord-est de la Syrie à l’Etat central. Le vœu, sincère la plupart du temps, est cependant parfois teinté de doute ou même de scepticisme : «C’est l’énième accord depuis un an et chaque fois ça dérape», rappelle Simav, habitante kurde de Damas, originaire de Kameshli. «Mais il faut quand même espérer», ajoute celle qui travaille pour la justice transitionnelle en Syrie.
Alors que, depuis lundi, l’entrée des forces gouvernementales syriennes dans les villes mixtes (arabes et kurdes) de Hassaké et Kameshli – qui étaient contrôlées par les FDS depuis 2014 –, se fait sans heurts notables, la méfiance reste de rigueur. Et pendant que les médias officiels syriens mettaient en avant les acclamations de la population locale aux forces de sécurité, les chaînes kurdes insistaient sur les positions contrastées des habitants interrogés lors de micros-trottoirs. L’acc




