Des affrontements armés au cœur de la deuxième ville de Syrie. Des milliers de civils fuyant en masse les zones de combat. Des enfants traînant des valises usées et des mères portant leurs bébés dans les bras. Les images provenant d’Alep ces derniers jours ravivent les pires souvenirs de la guerre civile syrienne.
Depuis mardi 6 janvier, les combats entre les forces gouvernementales syriennes et les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes qui contrôlent des quartiers du nord d’Alep, ont fait une vingtaine de morts et provoqué le déplacement d’environ 140 000 civils. Alors qu’un cessez-le-feu avait été annoncé vendredi 9 janvier à l’aube par le ministère syrien de la Défense, suite à un accord sous pression des Etats-Unis, la situation demeurait incertaine sur le terrain. Les violences ont repris après une courte accalmie, après que les combattants kurdes ont refusé de quitter les quartiers Achrafieh et Cheikh Maqsoud où ils sont retranchés. «Nous avons décidé de demeurer dans nos quartiers et de les défendre», ont déclaré les comités locaux, disant refuser toute «reddition».
Confrontation inévitable depuis plusieurs semaines
Les annonces du pouvoir de Damas présentaient l’évacuation des combattants vers la zone autonome kurde du nord-est syrien comme négociée, mais aucune confirmation n’est venue de la part des FDS. Selon les autorités gouvernementales, les combattants kurdes «qui le souhaitent» seraient évacués avec leurs armes légères vers cette zone, leur «garant




