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Récit

Entre Israël et le Hezbollah, un mince espoir d’accord pour briser la réaction en chaîne

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Alors que les Israéliens ont déplacé des troupes à la frontière avec le Liban et menacé d’une invasion terrestre après un tir du Hezbollah sur Tel-Aviv, Washington, associé à Paris et à des pays arabes, tentaient ces dernières heures d’arracher un accord de cessez-le-feu qui permettrait de reprendre les négociations et de freiner la spirale de la violence.

A Kiryat-Bialik, dans le nord d'Israël, ce mercredi 25 septembre 2024. (Victorine Alisse/Hors format pour Libération)
ParNicolas Rouger
Envoyé spécial à Haïfa et dans le nord d'Israël
Publié le 25/09/2024 à 19h41

Les sirènes ont retenti dans l’aube de mercredi 25 septembre à Tel-Aviv, envoyant plus d’un million et demi d’Israéliens aux abris dans la conurbation au cœur de la vie économique du pays. C’est le quartier général du Mossad qui aurait été visé par un missile balistique de fabrication iranienne, a déclaré le Hezbollah, une première dans l’histoire du conflit entre Israël et le mouvement libanais. Le groupe veut faire croire à la riposte du tac au tac : Tel-Aviv pour Beyrouth. Une équation que refuse catégoriquement le porte-parole de Tsahal : «Cela n’a rien à voir. Le Hezbollah n’a pas les capacités chirurgicales de l’équipement israélien», dit le lieutenant-colonel Nadav Shoshani.

Le Hezbollah et le Liban n’ont pas non plus les capacités de défense israélienne. Mercredi matin, Tsahal a mis en action son système «fronde de David», une rare utilisation de ce bouclier antimissile aussi sophistiqué que cher. Chaque tir coûte 750 000 dollars (674 000 euros). Le portefeuille israélien a été touché – et le moral national aussi. Pendant au moins quelques minutes, la guerre, devenue de plus en plus abstraite, est revenue au centre de la vie israélienne. «Tant mieux !» dit Dor Cohen, 24 ans, en inspectant sa maison, détruite par une roquette du Hezbollah tombée dima

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