Menu
Libération
Interview

Envoi d’un porte-hélicoptères amphibie en Méditerranée orientale : «C’est une option intéressante face à la nouvelle conflictualité du monde»

Article réservé aux abonnés
Guerre au Proche-Orientdossier
Alors que le «Dixmude» devrait arriver en fin de semaine en Egypte pour une mission humanitaire dans le cadre de la guerre Hamas-Israël, Olivier Roussille, qui commande le «Mistral», rappelle que les bateaux de ce type ne peuvent être qualifiés de «navires-hôpitaux».
Le PHA «Mistral» en mer au large de l'Afrique de l'Ouest. (Jonathan Bellenand/Marine nationale)
publié le 21 novembre 2023 à 16h43

Lundi 20 novembre au soir, le porte-hélicoptères amphibie (PHA) Dixmude a appareillé en direction des côtes égyptiennes, où il devrait arriver en fin de semaine pour une mission humanitaire. Il vient en relève de son jumeau, le Tonnerre, qui avait été dérouté en Méditerranée orientale après l’attaque du Hamas sur Israël le 7 octobre pour se tenir prêt à une éventuelle évacuation des ressortissants français de la région. Selon le ministre des Armées Sébastien Lecornu, le Dixmude est déployé par l’armée française «afin d’apporter un appui sanitaire aux populations civiles de Gaza». Sa structure hospitalière légère a été renforcée pour permettre l’hospitalisation de civils avec quarante lits et deux blocs opératoires, et pourrait, selon les autorités françaises, prendre en charge des enfants.

Pour Olivier Roussille, capitaine de vaisseau qui commande le porte-hélicoptères amphibie Mistral, actuellement en patrouille dans le golfe de Guinée, la grande polyvalence des trois PHA français, bateaux très maniables de 200 mètres capables de transporter une centaine de véhicule