Maintes fois martelé par Joe Biden depuis le massacre du 7 Octobre, le «soutien indéfectible» des Etats-Unis à Israël serait-il en train de s’étioler ? Après des semaines d’appels à la retenue adressés de plus en plus publiquement par Washington au Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, l’exhortant en particulier à ne pas mettre à exécution sa menace d’offensive terrestre à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le président démocrate a décidé mercredi soir de changer de méthode. Et d’utiliser – ou en tout cas de menacer de le faire – le principal levier de pression à sa disposition : l’aide militaire américaine, dont Israël bénéficie davantage qu’aucun autre pays au monde. A raison de près de quatre milliards de dollars (trois milliards sept cents millions d’euros) par an, auxquels se sont ajoutés quatorze milliards approuvés le mois dernier par le Congrès américain.
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«J’ai dit clairement que si [les soldats israéliens] entrent à Rafah – ils n’y sont pas encore entrés –, je ne fournirai pas les armes qui ont été utilisées historiquement contre des villes», a déclaré Joe Biden lors d’un entretien avec la chaîne CNN, évoquant notamment les «bombes et obus d’artillerie». La semaine dernière, le transfert d’une cargaison de 3 500 bombes a d’ailleurs été




