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Face au bellicisme de Benyamin Nétanyahou à Gaza, Joe Biden met les armes dans la balance

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Le président américain a menacé Israël de ne plus lui fournir certains types de munitions si ses soldats entraient dans Rafah. Des propos qui ont provoqué la colère de Tel-Aviv et des républicains.

Un tank de Tsahal dans le sud d’Israël, près de la frontière avec la bande de Gaza, le 9 mai 2024. (Ahmad Gharabli /AFP)
ParJulien Gester
correspondant à New York
Nicolas Rouger
correspondant à Tel-Aviv
Frédéric Autran
Publié le 09/05/2024 à 20h39

Maintes fois martelé par Joe Biden depuis le massacre du 7 Octobre, le «soutien indéfectible» des Etats-Unis à Israël serait-il en train de s’étioler ? Après des semaines d’appels à la retenue adressés de plus en plus publiquement par Washington au Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, l’exhortant en particulier à ne pas mettre à exécution sa menace d’offensive terrestre à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le président démocrate a décidé mercredi soir de changer de méthode. Et d’utiliser – ou en tout cas de menacer de le faire – le principal levier de pression à sa disposition : l’aide militaire américaine, dont Israël bénéficie davantage qu’aucun autre pays au monde. A raison de près de quatre milliards de dollars (trois milliards sept cents millions d’euros) par an, auxquels se sont ajoutés quatorze milliards approuvés le mois dernier par le Congrès américain.

«J’ai dit clairement que si [les soldats israéliens] entrent à Rafah – ils n’y sont pas encore entrés –, je ne fournirai pas les armes qui ont été utilisées historiquement contre des villes», a déclaré Joe Biden lors d’un entretien avec la chaîne CNN, évoquant notamment les «bombes et obus d’artillerie». La semaine dernière, le transfert d’une cargaison de 3 500 bombes a d’ailleurs été

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