Les violences meurtrières se poursuivent dans la bande de Gaza, en dépit du cessez-le-feu en place depuis le 10 octobre. La Défense civile du territoire palestinien a rapporté la mort de 17 personnes, dont au moins 3 enfants, tuées par des frappes israéliennes tôt ce mercredi 4 février. Les tirs, qui visaient le nord et le sud de l’enclave, ont également fait au moins 31 blessés, affirme l’organisme de premiers secours placé sous l’autorité du Hamas.
Selon un premier bilan de la Défense civile, qui faisait état de neuf morts, trois corps ont été transportés à l’hôpital Nasser de Khan Younès après les frappes, qui ont touché des tentes et des maisons dans ce secteur du sud de Gaza. Six autres corps sont arrivés à l’hôpital Al-Chifa après des frappes à Gaza-City, dans le nord du territoire, selon la même source.
L’armée israélienne a dit de son côté avoir mené des «frappes précises», aériennes et avec des blindés, après que des «terroristes ont ouvert le feu» sur les soldats, blessant grièvement un officier. Un incident qui se serait produit, selon Israël, dans le nord de la bande de Gaza, près de la Ligne jaune, censée matérialiser le cessez-le-feu et le retrait de l’armée israélienne d’environ la moitié du territoire.
32 morts dans des frappes samedi
Les frappes se sont produites deux jours après la réouverture très partielle du poste-frontière de Rafah avec l’Egypte, qui a permis le passage de quelques dizaines de Palestiniens de Gaza dans les deux sens.
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Samedi 31 janvier, des frappes israéliennes avaient fait 32 morts, selon la Défense civile, faisant de cette journée l’une des journées les plus meurtrières depuis la trêve. L’armée israélienne avait affirmé avoir mené des bombardements en réponse à des violations du cessez-le-feu.
Au moins 71 769 Palestiniens ont été tués dans le petit territoire côtier par la campagne militaire israélienne de représailles, d’après le ministère de la Santé.




