L’aura d’une star hollywoodienne pour visibiliser l’horreur de Gaza. Angelina Jolie s’est rendue ce vendredi 2 janvier au point de passage de Rafah, côté égyptien, ont constaté des journalistes de l’AFP. Une visite destinée à marquer son soutien à la population du territoire palestinien ravagé par deux ans de guerre, alors qu’Israël a confirmé bloquer les opérations de 37 ONG humanitaires n’ayant pas transmis la liste des leurs employés palestiniens.
L’artiste, ancienne envoyée spéciale du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) est venue à ce point de passage de Rafah accompagnée d’une délégation américaine. Elle s’est entretenue avec des membres du Croissant-Rouge et des chauffeurs de camions humanitaires, en se disant «honorée» de les rencontrer. «Il y a des centaines de camions qui ne font qu’attendre», lui a expliqué un bénévole du Croissant-Rouge.
Selon les médias locaux, l’actrice oscarisée a participé à cette visite pour examiner les conditions des Palestiniens blessés en provenance de la bande de Gaza ainsi que l’acheminement de l’aide humanitaire vers l’enclave assiégée. Ni elle, ni les autorités n’ont pour l’instant communiqué officiellement sur cette visite.
Plus de 60 missions auprès des réfugiés
Angelina Jolie a renoncé à son rôle d’envoyée spéciale du HCR fin 2022 après plus de vingt ans de service. Elle disait vouloir «travailler différemment» sur des questions humanitaires plus larges. Au fil des ans, elle a effectué plus de 60 missions sur le terrain, prêtant sa célébrité et la certitude d’attirer les médias dans ses déplacements à la cause des réfugiés. La star s’était par exemple rendue en novembre à Kherson, dans le sud de l’Ukraine – elle avait déjà visité le pays quelques mois après le début de l’invasion russe et rencontré des déplacés à Lviv.
Le point de passage de Rafah, où elle a donc décidé de se rendre en ce tout début d’année 2026, est une zone stratégique et emblématique dans le conflit israélo-palestinien. Sa réouverture, prévue par le plan de paix pour le territoire palestinien et réclamée de longue date par l’ONU et la communauté humanitaire, n’a pas été autorisée par Israël depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu à Gaza le 10 octobre.
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Dans un communiqué conjoint ce vendredi, l’Egypte et six autres pays à majorité musulmane ont «exigé» qu’Israël garantisse les opérations humanitaires «de manière durable, prévisible et sans restriction». Ils ont partagé leur «profonde inquiétude face à la détérioration de la situation humanitaire» dans la bande assiégée.
Après l’annonce début décembre par Israël de l’ouverture de ce passage aux seules sorties de Gaza, Le Caire avait rapidement démenti avoir accepté une telle mesure, insistant pour que ce passage soit ouvert dans les deux sens.




