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Proche-Orient

Gaza : Benyamin Nétanyahou martèle qu’il ne permettra pas l’établissement d’un «Etat palestinien»

Le Premier ministre israélien a affirmé que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. Il a en outre menacé l’Iran de représailles «jamais vues» en cas d’attaque.

Benyamin Nétanyahou à la Knesset lundi 26 janvier 2026. (Ronen Zvulun/REUTERS)
Publié le 27/01/2026 à 21h12

Israël ne permettra pas la création d’un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré ce mardi 27 janvier au soir le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou. «J’entends dire que j’autoriserais la création d’un État palestinien à Gaza. Cela n’a pas eu lieu et cela n’arrivera pas», a-t-il lancé lors d’une conférence de presse à Jérusalem, se vantant d’avoir «empêché à maintes reprises la création d’un État palestinien».

«Aujourd’hui comme demain, nous ne le permettrons pas», a-t-il martelé, affirmant qu’«Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l’ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer» Méditerranée, soit Israël et l’ensemble des Territoires palestiniens occupés.

Par ailleurs, menacé de perdre sa majorité au Parlement s’il ne parvient pas à faire adopter le budget de l’Etat d’ici au 31 mars, Benyamin Nétanyahou a estimé que tenir des élections maintenant serait «une erreur». «Bien sûr que je suis inquiet […] nous nous trouvons dans une situation très délicate», a déclaré le Premier ministre, interrogé sur le risque d’un échec à faire adopter la loi de finances, ce qui entraînerait des élections anticipées «La dernière chose dont nous avons besoin en ce moment, ce sont des élections». Disant vouloir organiser le scrutin «plus tard cette année», il a appelé ses alliés à agir de «manière sensée».

Aux termes de la loi israélienne, un échec à faire voter la loi de finances avant le 31 mars entraîne automatiquement la dissolution du Parlement et la convocation d’élections anticipées. La législature actuelle doit par ailleurs s’achever en novembre. Benyamin Netanyahu est depuis l’été à la tête d’un gouvernement minoritaire.

«Hostiles»

Enfin, le dirigeant de l’Etat hébreu a menacé ce mardi soir de frapper l’Iran avec une force que ce pays n’a encore «jamais vue» si Téhéran faisait l’«erreur» d’attaquer Israël.

Plus tôt dans la journée, un haut responsable des Gardiens de la Révolution a affirmé que l’Iran considérera les pays voisins comme «hostiles» si «leurs sol, ciel ou eaux sont utilisés» pour des frappes contre le pays.

Donald Trump a de son côté estimé ce mardi que le pouvoir iranien recherchait le dialogue, tout en laissant planer la menace d’une action militaire contre le pays avec le déploiement d’une force navale américaine dans le Golfe.

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