La Défense civile de la bande de Gaza a annoncé que des frappes israéliennes avaient fait 12 morts depuis l’aube ce dimanche 15 février, en dépit du cessez-le-feu très fragile en place entre Israël et le Hamas depuis le 10 octobre. L’armée israélienne a affirmé avoir riposté à une «violation flagrante» du cessez-le-feu de la part du mouvement islamiste palestinien dans le nord du territoire.
Selon la Défense civile, une organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas, une des frappes israéliennes a visé à l’aube une tente abritant des déplacés dans le secteur de Jabalia, dans le nord de Gaza, faisant cinq morts. Une autre frappe a aussi fait cinq morts à Khan Younès, dans le sud du territoire, selon la Défense civile, tandis que deux autres personnes ont été tuées à Gaza-ville et Beit Lahia (nord), selon cette source. Les hôpitaux al-Chifa de Gaza-ville, dans le Nord, et Nasser à Khan Younès ont confirmé avoir reçu les corps de sept personnes.
Reportage
L’armée israélienne, de son côté, a affirmé avoir mené des frappes après avoir identifié «plusieurs terroristes armés qui s’abritaient sous des décombres» à proximité de soldats israéliens, «probablement après être sortis d’installations souterraines», dans le secteur de Beit Hanoun, dans le Nord. L’armée a ajouté dans un communiqué que ces hommes avaient traversé la Ligne jaune, délimitant la zone encore occupée par les soldats israéliens depuis la mise en œuvre du cessez-le-feu.
Deuxième phase
Les Etats-Unis avaient annoncé à la mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan du président américain Donald Trump, visant à mettre fin définitivement à la guerre à Gaza. Cette deuxième phase prévoit un retrait progressif israélien de la bande de Gaza, le désarmement du Hamas et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.
Mais s’il a accepté de renoncer à la gouvernance future du territoire, le mouvement islamiste, au pouvoir à Gaza depuis 2007, refuse catégoriquement de déposer les armes aux conditions posées par Israël. L’armée israélienne contrôle toujours plus de la moitié de la bande de Gaza, tandis que les deux camps s’accusent quotidiennement de violer le cessez-le-feu. En tout, 601 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. L’armée israélienne a fait état de quatre soldats tués.




