Des enfants avancent pieds nus dans des rues boueuses, l’eau saumâtre leur montant parfois jusqu’aux genoux. Des adultes s’agrippent en vain à des tentes de fortune emportées par le vent. Le corps rachitique d’un nourrisson d’un mois, mort ce jeudi d’hypothermie, repose sur un lit d’hôpital. Les images récentes de Gaza racontent un calvaire quotidien, rendu plus insoutenable encore par la chute des températures et les pluies hivernales qui ont transformé de nombreux camps de déplacés en bourbiers.
La semaine dernière, la tempête Byron a déversé plus de 150 millimètres de pluie sur l’enclave palestinienne, déjà réduite en ruines par plus de deux ans de guerre. Le bilan est lourd : au moins 18 morts, dont plusieurs nourrissons. «Avec les fortes pluies et le froid apportés par la tempête Byron, des habitants de la bande de Gaza meurent de froid, alertait lundi sur X Philippe Lazzarini, le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). Les travailleurs humanitaires ont du mal à répondre aux besoins, en raison des restrictions persistantes sur l’entrée de tentes et d’autres matériaux de c




