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Interview

Hadas Jaoui-Kalderon, mère d’anciens otages à Gaza : «Libérer ceux qui restent est la chose la plus importante à l’heure actuelle»

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Rescapée de l’attaque du Hamas, la Franco-Israélienne publie ce mercredi 24 avril «52 jours sans eux», un livre sur son combat pour retrouver ses enfants, libérés en novembre, et continue de lutter pour que tous les otages sortent de Gaza.

Hadas Jaoui-Kalderon à Eilat, le 14 janvier 2024. Rescapée du 7 Octobre, elle se bat pour que le père de ses enfants, qui furent eux aussi détenus par le Hamas, et les autres otages soient libérés. (Laetitia Notarianni/Hans Lucas)
ParBenjamin Delille
Correspondant à Washington
Publié le 24/04/2024 à 12h31

La dernière fois qu’on l’a vue, le 23 octobre, Hadas Jaoui-Kalderon ne dormait plus. Tout son visage racontait la fatigue. Ses yeux transpiraient la détresse. «Le soir, je m’évanouis ; la nuit, je hurle et je pleure ; et le matin, je reprends le combat», disait-elle alors. Un combat pour retrouver ses deux enfants Erez, 12 ans, et Sahar, 16 ans, otages du Hamas à Gaza. Elle avait survécu à l’attaque du 7 Octobre dans son kibboutz de Nir Oz. Sans trop comprendre pourquoi, alors que sa nièce et sa mère avaient été tuées ensemble lors de cette journée funeste.

Pour vaincre le deuil, elle est donc devenue une figure des familles d’otages mobilisées pour réclamer la libération de toutes les personnes emmenées dans l’enclave palestinien

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