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Interdiction des ONG par Israël : MSF devra quitter Gaza d’ici au 28 février

En décembre, le gouvernement israélien avait indiqué qu’il interdirait à 37 organisations humanitaires d’opérer à Gaza à partir du 1er mars pour ne pas avoir fourni d’informations détaillées sur leur personnel palestinien. MSF affirme de son côté ne pas avoir reçu «les garanties nécessaires» quant à la sécurité de ses membres.

MSF à l'hôpital Nasser, à Khan Younès, Gaza, le 15 janvier 2026. (Abed Rahim Khatib /Anadolu. AFP)
Publié le 01/02/2026 à 10h24, mis à jour le 01/02/2026 à 17h24

Israël a décidé ce dimanche 1er février de mettre fin aux activités de Médecins sans Frontières (MSF) dans la bande de Gaza d’ici au 28 février pour avoir refusé de fournir la liste de ses employés palestiniens. Le ministère de la Diaspora, responsable de l’enregistrement des organisations humanitaires, a annoncé qu’il allait «mettre fin aux activités» de MSF dans le territoire palestinien pour ne pas avoir fourni cette liste, une obligation «applicable à toutes les organisations humanitaires opérant dans la région».

En décembre, le ministère avait indiqué qu’il interdirait à 37 organisations humanitaires, dont MSF, d’opérer à Gaza à partir du 1er mars pour ne pas avoir fourni d’informations détaillées sur leur personnel palestinien. Il avait affirmé que deux employés de MSF avaient des liens avec le mouvement islamiste palestinien Hamas et son allié le Jihad islamique, ce que l’ONG nie catégoriquement.

«Aucun dialogue possible avec les autorités israéliennes»

Dimanche, le ministère a déclaré que MSF s’était engagé début janvier à partager la liste mais que, «malgré son engagement public, l’organisation s’est abstenue» de la transmettre. «Par la suite, MSF a annoncé qu’elle n’avait pas l’intention d’engager le processus d’enregistrement, en contradiction avec ses déclarations précédentes», a ajouté le ministère en annonçant que l’ONG devrait cesser ses opérations et quitter Gaza d’ici au 28 février.

Dans un communiqué publié vendredi, MSF avait indiqué avoir accepté en janvier, à titre de mesure «exceptionnelle», de partager une «liste partielle» des noms de membres de son personnel palestinien et international, «sous réserve d’engagements clairs quant à leur sécurité». «Malgré ces efforts répétés, il est devenu évident ces derniers jours qu’aucun dialogue avec les autorités israéliennes n’était possible pour obtenir les garanties nécessaires», a ajouté l’ONG qui a décidé en conséquence de ne pas partager «la liste de son personnel palestinien et international avec les autorités israéliennes».

MSF a réagi par un communiqué dimanche: « Il s’agit d’un prétexte pour empêcher l’assistance humanitaire. Les autorités israéliennes contraignent les organisations humanitaires à un choix impossible: exposer leur personnel à des risques ou interrompre des soins médicaux essentiels pour des personnes désespérément dans le besoin », dénonce l’ONG.

Mis à jour le 1er février à 17 h 24 avec la réaction de MSF

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