Après l’euphorie de la sortie de prison, voici, à nouveau, l’attente et les spéculations. Quand Cécile Kohler, 41 ans, et son compagnon Jacques Paris, 72 ans, tous deux enseignants, pourront-ils quitter l’ambassade française à Téhéran et rentrer chez eux, en France ? «Honnêtement, je n’en sais rien, c’est le flou le plus total, explique Martin Pradel, l’un de leurs avocats. Bien évidemment, nous souhaitons qu’ils reviennent immédiatement. Mais cela peut aussi durer des semaines ou des mois, tout est possible.» Mercredi, le président français Emmanuel Macron a demandé lors d’un entretien téléphonique à son homologue, Massoud Pezechkian, leur libération «pleine et entière», «le plus rapidement possible».
«Libération conditionnelle»
Seule certitude, Cécile Kohler et Jacques Paris ont passé mardi leur première nuit à l’ambassade française. Ils y étaient arrivés en début de soirée, après trois ans et demi de détention, dont la majorité dans la section 209 de la prison Evin de Téhéran, celle réservée aux prisonniers politiques où




