Téhéran, bien sûr, mais aussi Tabriz dans le Nord, la ville sainte de Mashhad dans l’Est, Ispahan dans le centre, ou Kermanshah, à majorité kurde, dans l’Ouest. Le mouvement de protestation iranien s’est propagé dans la soirée de jeudi à plusieurs grandes agglomérations du pays alors qu’il essaimait principalement dans des petites villes pauvres jusque-là.
Entamé le 28 décembre, il ne voit pas déferler les foules du mouvement Femme, vie, liberté qui s’étaient mobilisées en 2022 après la mort d’une jeune Kurde, Mahsa Amini, tuée lors de sa détention pour un voile mal porté. Il n’a pas non plus l’ampleur du mouvement vert de 2009, qui avait vu des centaines de milliers d’Iraniens défiler à Téhéran pour protester contre la réélection frauduleuse du président Mahmoud Ahmadinejad. Contrairement aux vagues de protestations précédentes




