Des procès «rapides» pour les manifestants arrêtés depuis le 28 décembre. La menace émane du chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejei. Il l’a proféré lors d’une visite qui a duré cinq heures dans une prison de Téhéran, où sont enfermés des «émeutiers», selon la terminologie adoptée par le régime du Guide suprême, Ali Khamenei. Filmé par la télévision d’Etat, il interroge lui-même un prisonnier, accusé d’avoir apporté des cocktails Molotov dans un parc de Téhéran.
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La menace est à prendre au sérieux. L’Iran est, derrière la Chine, le pays qui exécute le plus dans le monde. Il n’y a pas de statistiques officielles mais, selon l’ONG Iran Human Rights basée en Norvège, plus de 1 500 détenus l’ont été en 2025. Un chiffre jamais atteint depuis la fin des années 80. Aux condamnations à mort pour des délits liés à la drogue se sont ajoutées celles de détenus accusés d’espionnage après, et même pendant, la guerre de douze jours de juin 2025, lorsque Israël et les Etats-Unis ont bombardé entre autres des installations nucléaires.




